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Petite réflexion sur des interdits spécifiquement religieux qui par ricochet finissent par transcender le rejet de l'autre, celui qui se trouve de facto hors de la communauté des croyants ou qui appartenant à cette communauté dédire s'en extraire par conviction philosophique ou morale. Les interdits du monde religieux étant pléthoriques je vais pour être rationnel m'en limiter à celui qui régule notre fonction alimentaire. L'astuce de présenter les interdits alimentaires comme une émanation d'une volonté supérieure est observée depuis la nuit des temps et bien entendu aussi bien dans l'Ancien Testament que dans les révélations ultérieures.  Dans le Pentateuque, le judaïsme a réalisé un travail pesant dans la distinction entre le licite et l'illicite qui sera repris bien plus tard un autre monothéisme.


Après des siècles et des siècles et des successions de croyances il faut faire le constat que l'évolution de l'espèce humaine est toujours en panne face à ces  phobies alimentaires qui demeurent toujours extrêmement prégnantes chez certains. Les notions de licites et illicites télescopent le quotidien du fidèle qui ne mesure sa liberté, son autonomie qu'en raison de cette double restriction. 
C'est ainsi fabriquée une schizophrénie d'un monde partagé en deux que d'aucuns célèbrent comme une spécificité culturelle à défendre. Cette dichotomie cléricale effaçant l'altérité ou la distinguant entre un pur et un impur est insoutenable d'autant plus que le raccourcis est vite franchi de scinder l'humanité entre des individus purs et supérieurs et d'autres impurs et inférieur et cela a un nom : le racisme. 

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