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De l'information, seulement de l'information et puisée au Maroc pays aux conceptions constitutionnelles qui si elles nous étaient imposées seraient matière à insurrection!

je cite in extenso deux posts du site www.bladi.net sur une forme de résistance laïque aux obligations religieuses. Une résistance sur la liberté du choix de vivre sa vie selon ses propres conceptions.

Je cite: 

Une unité de police pour traquer les Marocains qui ne font pas Ramadan ?Posté le 1er juillet 2014 - 15h19


Le Maroc aurait créé une nouvelle unité de police dédiée à la lutte contre les éléments pouvant ébranler la foi religieuse des Marocains et porter atteinte à la religion en général, indique l’hebdomadaire Al Ayam.
 
Cette police aurait notamment pour mission de traquer les adultes qui mangent en plein public pendant le mois de Ramadan, rapporte le journal. En ligne de mire, "certaines personnes qui incitent les gens à faire de même en les invitant à rompre le jeûne en plein jour".

Pour pouvoir manger en plein public pendant le ramadan, ces mouvements se réfèrent à l’article 3 de la constitution de 2011, selon laquelle l’Islam est la religion officielle de l’Etat, tout en garantissant à chacun la pratique de sa religion en toute liberté, ajoute la même source.

Aucune unité spéciale de ce type n’aurait pourtant été créée à ce jour d’après d’autres sources concordantes. Mais n’importe quel agent d’autorité habilité à appréhender un suspect, peut procéder à l’arrestation d’une personne et la présenter devant le parquet général, si le délit de rupture de jeûne en plein public est avéré.

Rompre le jeûne sans raison valable pendant Ramadan est un délit passible d’un à six mois de prison, rappelle Al Ayam, qui accuse les membres du Conseil des anciens musulmans et ceux du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (Mali), d’être "des prosélytes servant des agendas étrangers".

En soi, la rupture du jeûne n’est pas un délit. Seul son caractère public est condamnable, expliquent d’autres sources. Pour résumer, mangez et faites ce que voulez, mais seulement dans le cadre privé.

L’année dernière, un jeune homme de 19 ans avait été interpellé à Rabat alors qu’il fumait une cigarette dans la rue. Devant le juge, l’homme avait estimé qu’il ne devait pas être sanctionné car il ne faisait qu’exercer une liberté individuelle. L’argument n’a pas convaincu le juge, qui l’a condamné à trois mois de prison.

Les textes :
Article 3 de la constitution marocaine

L’Islam est la religion de l’Etat, qui garantit à tous le libre exercice des cultes.

Article 222 du code pénal marocain :

Celui qui, notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane, rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du ramadan, sans motif admis par cette religion, est puni de l’emprisonnement d’un à six mois et d’une amende de 12 à 120 dirhams.

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Les membres du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (Mali), revendiquent encore une fois le droit de manger en plein public pendant le mois de Ramadan, estimant qu’en tant que citoyens marocains non musulmans, ils devraient être autorisés à rompre le jeûne en public sans être inquiétés par les autorités.

Les controversés militants de MALI et d’un mouvement dénommé "le conseil des anciens musulmans" ont vivement critiqué lundi lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme (AMDH) à Rabat, l’article 222 du code pénal marocain, sanctionnant toute personne mangeant en public pendant le Ramadan.

En 2009, le mouvement "MALI" voulait sensibiliser les Marocains à sa cause en organisant un goûter en plein Ramadan à Mohammedia, mais celui-ci avait été empêché par les autorités.

Le salafiste Mohamed Fizazi a répondu ironiquement sur son mur Facebook aux partisans du droit de manger en public pendant le Ramadan, les invitant à rompre le jeûne de préférence dans les souks et dans les quartiers populaires, en plein milieu de la journée, assurant les militants qu’ils seront tellement gâtés par les gens simples et généreux, qu’ils ne l’oublieront jamais de leur vie. Une façon de leur dire qu’ils se feraient lyncher par la population.

L’article 220 criminalisant la liberté de culte a été également vigoureusement dénoncé par les militants, selon lesquels les enfants marocains doivent avoir le droit de choisir leur religion, conformément aux conventions internationales sur les libertés de croyance, condamnant par la même occasion les discriminations dont sont victimes les minorités religieuses au Maroc.

L’un des intervenants a même considéré l’Islam comme un virus qui se propage parmi toute la population, sans que personne n’ait le droit de s’en défaire pour embrasser une autre religion. Les militants estiment même que leurs revendications seraient une priorité en cette conjoncture difficile que traverse le pays.

En 2013, un mouvement marocain baptisé "Massayminch", (nous nous jeûnerons pas), revendiquait sur Facebook, le droit de manger en public en plein mois de Ramadan.

Le groupe menaçait déjà de manifester le premier jour du mois de Ramadan 2012, en faisant semblant de manger des nourritures en plastique, pour échapper à l’article 222 du code pénal marocain, mais il n’en fit rien.

Article 220 du code pénal marocain :

Quiconque, par des violences ou des menaces, a contraint ou empêché une ou plusieurs personnes d’exercer un culte, ou d’assister à l’exercice de ce culte, est puni d’un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 200[49] à 500 dirhams.

Est puni de la même peine, quiconque emploie des moyens de séduction dans le but d’ébranler la foi d’un musulman ou de le convertir à une autre religion, soit en exploitant sa faiblesse ou ses besoins, soit en utilisant à ces fins des établissements d’enseignement, de santé, des asiles ou des orphelinats. En cas de condamnation, la fermeture de l’établissement qui a servi à commettre le délit peut être ordonnée, soit définitivement, soit pour une durée qui ne peut excéder trois années.

Article 222 :

Celui qui, notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane, rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du ramadan, sans motif admis par cette religion, est puni de l’emprisonnement d’un à six mois et d’une amende de 12 à 120 dirhams.

 

OBLADI OBLADA ...AINSI VA LA VIE
 

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