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Le 8 avril dernier, ils étaient 306 députés à accorder leur confiance et 239 à la refuser à M. Valls. Le seul groupe socialiste (SRC) comptabilisait 279 votes de soutien. Ce qui était suffisant à M. Valls pour gouverner avec une majorité absolue fixée alors à 273. Seuls 11 députés socialistes s’étaient abstenus (  Pouria Amirshahi, Fanély Carrey-Conte, Pascal Cherki ou encore Henri Emmanuelli... c'est l’aile gauche du PS du courant Un Monde d’avance. En ce temps si peu lointain EELV tout juste sorti du gouvernement était encore divisé sur la stratégie à adopter s'en est allé vers un vote dispersé avec 10 élus à soutenir le gouvernement (dont les deux co-présidents du groupe, Barbara Pompili et François de Rugy) et 6 à s'abstenir comme Sergio Coronado, Eva Sas ou encore Noël Mamère. Le Front de gauche et ses 12 députés à voté contre en toute logique. Le PRG a aligné ses troupes (13 ) sur un soutien au gouvernement pour ne pas désavouer un exécutif comptant des ministres radicaux. 
  
Manuel Valls persuadé du bien-fondé de sa politique envers et contre tous, a préféré faire la part belle aux revendications de Gattaz plutôt que de tendre l'oreille aux revendications des députés de sa propre majorité, qu'ils soient « frondeurs », écolos ou même chevènementistes. La sanction est tombée, car c'en est une au regard des suffrages exprimés hier lors du vote de censure. Ce résultat préfigure quelques sueurs froides et un régime minceur en perspective des prochaines discussions sur le budget pour l'immédiat...
La majorité absolue était de 257 voix et au sein du groupe PS, ils n’étaient que 253 députés socialistes à voter pour la confiance. Notre premier ministre gouverne avec une majorité relative à l’Assemblée où il  faudra compter beaucoup sur la fidélité des radicaux… car les « frondeurs » sont 31 à avoir franchi le pas de l’abstention rejoint par les trois chevènementistes du groupe SRC. Des frondeurs qui ont triplé leur effectif en cinq mois... On peut envisager que dans les deux ans à venir la tentation de voter contre le gouvernement Valls soit un point à ne pas négliger. La différence entre les pour et les contre était de 67 voix, aujourd’hui, il n'y a plus que 25 voix d'écart… et les frondeurs si Valls persiste trouveront leur effectif rapidement en progression... Et je vois difficilement EELV rejoindre le bercail...surtout après les mauvais coups faits à Duflot!
Et symboliquement Valls gagnant avec difficulté la confiance parlementaire n`a pas gagné celle des français et un jour nous aurons à le payer cash! 

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