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S'il est des faits qui ne me font pas rire c'est bien cette addiction au croyances superstitieuses qui défient la Raison et qui mettent des populations dans des situations extravagantes... J'en veux pour exemple cette récente rumeur qui parcoure la Côte d'ivoire et que relate J. Bedel sur le site africain Imatin: une folle rumeur aux effets dévastateurs qui affecte les esprits dans la région d'Aboisso. en effet il se raconte sans trop de précisions que dans le village d’Assouba situé à environ 5 km d’Aboisso, un adolescent aurait ramassé sur son chemin un billet de dix(10) mille francs Cfa. Malheureusement, plutôt que de jouir de sa découverte, le môme aurait subi une métamorphose physiologique pour devenir un serpent. La nouvelle s’est répandue dans toute la contrée comme une traînée de poudre.

Les habitants du bourg en question avaient du mal à confirmer ou infirmer l’existence d’un tel scénario à la limite surréaliste. On en était là, lorsque survint l’audience correctionnelle du jeudi 19 décembre 2013. Comme s’ils s’étaient passé le mot, de nombreux curieux pour la plupart des élèves, ont envahi la salle des audiences du tribunal d’Aboisso. Où, disent-ils devait passer à la barre, celui qui aurait transformé l’enfant en serpent.

D’aucuns ont même reçu l’information selon laquelle l’enfant-reptile se trouverait dans une boite logée dans le temple de Thémis. Quelque peu surpris par l’afflux et les bousculades aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du tribunal, le procureur, instruit des mobiles de l’impressionnant mouvement de foule, a « démonté » la rumeur. « Si c’est pour cette affaire d’enfant-serpent qui serait dans nos locaux et qui mobilise tant de personnes, eh bien, il n’en est rien », a rassuré le ministère public à qui plusieurs rapports faits, traduisent l’état de fébrilité des justiciables, relativement à cette affaire qui hante le quotidien.

Si bien que sous le coup de 17h30 mn, lorsque la cour s’est levée, quelques incrédules étaient encore dans les environs. Attendant d’être convaincus  que rien de mystérieux n’y avait cours. Plus, au moment où nous mettions sous presse, les conversations allaient bon train sur ladite nouvelle venue troubler les habitudes,  à la veille des fêtes de fin d’année.

   J.Bédel (Sud-Comoé)  

 

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