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Le temps est venu d'émanciper la vie des sinistres négations où elle s'est trouvée emprisonnée et dévoyée.
Nous voulons en finir avec le sacré. Le sacré est l'alibi de la barbarie. " Tu peux tuer cet homme parce qu'il a blasphémé, parce qu'il est tombé dans la perversion hérétique, parce qu'il est apostât, parce qu'il ne pense pas comme nous ". Telle est l'incitation au meurtre que véhiculent tous les dogmes, qu'ils soient religieux ou idéologiques.
Si, comme le remarque d'Holbach, "curés, prédicants, rabbins,imams, etc..., jouissent de l'infaillibilité toutes les fois qu'il y a danger à les contredire", prenons garde d'oublier combien ils excellent à se montrer doux, flatteurs et conciliants aux temps que leur est ôtée la commodité d'opprimer. 
Toute religion est fondamentaliste dès l'instant qu'elle a le pouvoir. Laissez l'Etat à l'islam et vous aurez les talibans et la charriah, tolérez le totalitarisme papiste et l'Inquisition renaîtra, et le nataliste qui tue, et la censure et les condamnations  pour crime de blasphème. 
Acceptez les rabbins et vous entendrez proférer le vieil anathème. De la religion hébraïque contre les goyim: " que leurs os pourrissent!"
vous admirez Luther, relisez son pamphlet " Contre les juifs et leurs mensonges" : " Qu'on interdise aux Juifs chez nous et sur notre sol, sous peine de mort, de louer Dieu, de prier, d'enseigner, de chanter"
Souvenez-vous de l'infâme Calvin, dictateur de Genève, assassin de Jacques Gruet et de Michel Servet, contempteur de l'amour au nom de l'amour de Dieu, parangon de cette purification éthique qui consolide le crime par la férocité de la répression policière. 
 Songez que le protestant, qui joue aux démocrate en Europe, interdit la lecture de Darwin aux États-Unis. que le bouddhisme compatissant à la misère l'entretien au lieu de l'éradiquer. 
Dieu est amour, se plaisent à répéter les fidèles. " Dieu aime tuer" dit Shakespeare dans le Roi Lear. Allah akhbar!
Pourtant il faut le répéter, ce ne sont pas les bottes de la répression qui nous libèreront de l'inhumanité fondamentale des religions.
Ces jeunes filles qui, abruties ou terrorisées par le fanatisme familial, portent le voile islamique, laissez les s'épanouir dans l'amour et vous les verrez rejeter les ignobles marques d'oppression de la femme et révoquer cette ridicule prépotence du mâle qui est le dernier soutien d'Allah. C'est de leur volonté d'émancipation qu'il faut être solidaire afin que devienne exemplaire dans les régimes patriarcaux le geste de la poétesse Qurratu'l-Ayn appelant, dans la Perse de 1848, les femme sa se libérer du tchador et à s'émanciper de la tyrannie masculine.
Que nul ne soit empêché de pratiquer une religion ou de suivre une croyance, mais qu'il ne s'avise pas de l'imposer aux autres, et, en particulier, d'endoctriner les enfants. que rien enfin ne soit toléré qui, au nom d'une tradition et d'un rituel, entraîne la barbarie, la mutilation de l'excision et de la circoncision, la mise à mort sacerdotale des bêtes. 
La fin du sacre postule une absolue tolérance de toutes les croyances et de toutes les idées, même les plus aberrantes, les plus stupides, les plus odieuses, les plus ignobles, à la condition expresse que, demeurant en l'état d'opinions singulières, elles ne prétendent s'imposer ni aux enfants ni à ceux qui ne souhaitent pas à les recevoir. 
La fin du sacre implique aussi le droit de critiquer, railler, ridiculiser toutes les croyances, toutes les religions, toutes les idéologies, tous les systèmes conceptuels, toutes les pensées. Le droit de con hier tous les Dieux, tous les messies, prophètes, papes, popes, rabbins, bonzes, pasteurs et autres gourous.
La fin du sacré implique le droit d'anéantir - autant que possible sans coup férir et par la seule souveraineté du vivant - toute pratique hostile à la réalisation de l'humain, toute barbarie s'exerçant à l'encontre de l'enfant, de la femme, de l'homme, de la faune, de la flore et de l'environnement.
Il n'y a pas de livre sacré. " Plus une explication de la Bible la replace au niveau d'un livre tout à fait ordinaire, constate Lichtenberg, meilleure elle est et tout ceci se serait produit depuis longtemps de soi-même, si notre education, notre crédulité effrénée et la manière actuelle de poser le problème ne s'y opposaient" 
Il est honteux pour l'intelligence que des érudits et des historiens continuent d'aborder les écrits canoniques de quelque religion que ce soit comme s'ils n'avaient été réécrits d'époque en époque en fonction des polémiques du temps. En 180, Celse remarquait déjà: " Plusieurs parmi vous ont remanié à leur guise tous ou quatre fois ou plus encore, le texte de l'Evangile, afin de réfuter ce qu'on vous objecte" 
Toutes les mythologies se valent et l'on ne voit pas pourquoi brocarder la religion grecque, à la manière d'Offenbach, n'autoriserait pas à traiter à vec le même humour les personnages de la mythologie chrétienne, hébraïque, islamique ou bouddhiste.
Il n'y a pas de lieu sacré. La meilleure façon de détruire ce qui nous détruit, c'est de l'abandonner à la puissance créatrice du vivant. Elle seule aura loisir de détourner au son usage et par jeu les monuments qui l'occultèrent si longtemps, de convertir les églises, les temple , les cathédrales, les synagogues, les mosquées en crèches, en maisons vertes, en salles des fête, en théâtre, en opéras, , en piscines, en labyrinthes, en jardins, en serres, en musées, en logements, en bibliothèques,....
Nous voulons apprendre à rire de tout parce qu'au rictus de l'être déshumanisé nous préférons un rire qui soit enfin le propre de l'homme  découvrant son humanité.
Tolérance pour toutes les opinions, intolérance pour tout acte inhumain.

 

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