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Ce post reproduit un remarquable article sur l'abattage des animaux et notamment ceux ritueliques. Infirmation tirées du site www.notre-planete.info, un site environnemental scientifique qu'il faut aller visiter régulièrement pour mieux appréhender notre environnement et les grands enjeux et transformations écologiques de demain.  


L'abattage rituel, notamment représenté par les viandes dites Halal et Casher pour les communautés respectivement musulmanes et juives ne cesse de progresser en France. De plus en plus de supermarchés, de restaurants, de transformateurs agro-alimentaires proposent ce type de viande, mais à quel prix ? Sous couvert du droit à s'alimenter selon son culte, ces méthodes d'abattage finalement peu connues révèlent un business florissant et une cruauté inacceptable envers le vivant.

En France, les règles générales de l'abattage classique imposent depuis 1964 (1974 en Europe) que les animaux soient étourdis dans des abattoirs avant d'être saignés, ceci afin de limiter la souffrance animale. Or, la mise à mort des animaux de boucherie n'est pas un acte anodin et isolé : chaque année 1,1 milliard d'animaux sont tués en France ! Ce processus industriel, qui repose sur une logique commerciale, nécessite d'être sévèrement encadré. En effet, "la mise à mort des animaux peut provoquer chez eux de la douleur, de la détresse, de la peur ou d'autres formes de souffrance, même dans les meilleures conditions techniques existantes."

Dans les pays de l'Union européenne, c'est la Directive 93/119/CEE du Conseil qui définit les normes en matière d'abattage : "D'une façon générale, on doit éviter aux animaux toute excitation, souffrance ou douleur inutiles lors de leur transport, hébergement, immobilisation, étourdissement, abattage ou mise à mort. Les abattoirs doivent être construits et équipés de manière à respecter cette exigence. Le personnel d'abattage doit posséder les compétences, capacités et connaissances professionnelles requises. Les animaux doivent être étourdis avant l'abattage ou immédiatement mis à mort."Des recommandations trop souvent bafouées, quelque soit le type d'abattage.

L'abattage rituel Halal et Casher en France

En France, au regard de la loi, l'abattage rituel ne peut s'exercer que dans un abattoir. Les exécutants doivent obligatoirement être des sacrificateurs habilités par des organismes religieux agréés : la grande Mosquée de Paris, la Mosquée de Lyon et la Mosquée d'Evry pour l'abattage rituel musulman ; le grand Rabbinat pour l'abattage rituel juif.

Si l'étourdissement n'est pas obligatoire avant la mise à mort pour les abattages rituels, l'article R. 214-74 du code rural impose que les animaux des espèces bovine, ovine et caprine soient immobilisés par un procédé mécanique (ce qui écarte toute contention manuelle ou à l'aide de liens). Cette contention mécanique précède la saignée et doit être maintenue jusqu'à la mort de l'animal.
Le piège mécanique est positionné vers La Mecque pour le rituel halal ou vers Jérusalem pour le rituel Casher. La saignée devrait alors être effectuée en prononçant une phrase rituelle.

L'Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) préconise l'emploi d'une lame ou d'un couteau très tranchant et suffisamment long pour que la pointe reste hors de l'incision pendant toute l'opération. De plus, la pointe du couteau ne doit pas se refermer par-dessus le couteau pendant l'égorgement. Des pratiques souvent ignorées par manque de formation du personnel mais aussi pour des questions de cadences et de rentabilité...
Comme en témoigne Mokhtar qui travaille dans un abattoir de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine. "Chaque jour, il tue, à la main, selon le rite halal, près de 300 poulets" ce qui fait, sur une journée de travail de 8 heures et sans pause, un poulet sacrifié toutes les minutes et demi... Vu ce rythme, il semble bien difficile de croire que l'exécutant, fier de son métier par ailleurs, se soucie du bien-être animal.

Mais il y a pire. Durant la fête de l'Aïd al-Adha, appelée aussi Aïd al-Kabïr, de nombreux musulmans se passent de l'abattoir et tuent par leurs propres moyens les moutons, même si cela est illégal. Parfois, les bêtes sont dissimulées quelques jours avant, attachées et enfermées sans eau dans des coffres de voiture, sur les balcons, dans des jardinets, pour être finalement égorgés maladroitement dans des cours d'immeubles, dans la baignoire, ou au bord de rivières dans des conditions de souffrance importante.  Chaque année, c'est le cas dans de nombreuses agglomérations comme celle de Marseille.

L'avis du culte musulman en France

Auditionnés, le jeudi 23 mai 2013 au Sénat, par la mission d'information sur la viande, des représentants du culte musulman ont réaffirmé que "Vous pouvez trouver des avis [...] qui peuvent dire que l'étourdissement peut être accepté, admet Mohammed Moussaoui, le président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM). Mais cet avis est minoritaire. La position officielle des écoles juridiques musulmanes est unanime : l'étourdissement préalable, qu'il soit ante ou post mortem, n'est pas compatible avec l'abattage rituel".

« Les représentants musulmans mettent d'ailleurs assez vite en garde les sénateurs sur les risques qui, pour eux, pèseraient sur la filière française, si la France systématisait l'étourdissement. "Lorsqu'on entend dire qu'en France, la majorité des viandes sont étourdies, tout de suite on a des appels au boycott de la viande française, prévient Mohammed Moussaoui. Et je pense qu'on ne rendra pas un service, ni aux professionnels, ni aux producteurs, que de dire que la viande venant de la France est étourdie." rapporte La France Agricole. Le chantage économique en ces temps de crise est souvent payant.

Enfin, durant cette audition, le CFCM a regretté l'absence de représentants du culte juif qui auraient pu également s'expliquer sur l'abattage Casher et affirment avec ferveur que l'abattage rituel évite, au contraire, une souffrance supplémentaire à l'animal : "Nous considérons que l'étourdissement est une souffrance infligée à l'animal de façon inutile. C'est notre conviction. Vous pouvez ne pas la partager mais nous sommes convaincus que la façon dont les musulmans et les juifs tuent les animaux est beaucoup plus respectueuse de son bien-être que l'abattage standard. Il y a des études concernant la souffrance animale qui sont très partagées d'ailleurs. [...] Nous sommes preneurs d'études sérieuses et impartiales sur la souffrance animale." déclarait son président avec une certaine mauvaise foi puisque ces études existent depuis bien longtemps.

Une souffrance animale inacceptable

L'abattage rituel, cela reste un abattage industriel, avec ses cadences inadmissibles et sa maltraitance continue envers l'animal, le tout sans étourdissement préalable.

Pendant plusieurs minutes, les animaux prisonniers de leur piège mécanique agonisent la gorge tranchée, pendant que d'autres, témoins de la scène attendent leur tour.
Entre l'égorgement et la perte de réaction cérébrale, plusieurs dizaines de secondes peuvent s'écouler : une période d'angoisse, de peur, de stress et surtout de douleur extrême qui donnent de surcroît une viande de médiocre qualité...

En 2009, un rapport d'enquête de One Voice a révélé la réalité sur la souffrance de quelques-uns des animaux tués pour produire de la viande halal. D'après la tradition musulmane, les animaux doivent être traités avec égards avant d'être abattus et doivent être calmés en récitant une prière avant de les égorger en sectionnant les principales artères du cou.
 

Or, en visitant cinq abattoirs pratiquant l'abattage halal sans étourdissement préalable, les enquêteurs de One Voice ont vu un certain nombre d'employés faire preuve d'un manque visible de respect et de compassion envers les animaux. Les animaux étaient traités avec cruauté, ils étaient effrayés et stressés pendant les opérations et dans certains cas, on leur sciait la gorge au lieu de la trancher. Les enquêteurs ont vu des moutons qui essayaient de s'enfuir alors qu'ils avaient la gorge tranchée et ils ont filmé des poulets qui étaient ébouillantés alors qu'ils étaient encore vivants. Ils ont bel et bien entendu les cris des animaux qui agonisaient, mais dans bien des cas, ils n'ont entendu aucune prière...

Les conséquences terrifiantes pour les animaux d'un égorgement sans étourdissement préalable sont expliquées dans un rapport : "Report on the Welfare of Farmed Animals at Slaughter or Killing ; Part 1: Red Meat Animals", publié en 2003 par le Farm Animal Welfare Council (FAWC), organisme consultatif britannique indépendant constitué de vétérinaires, de zoologues, de chercheurs et de spécialistes de la protection des animaux : "Quand une incision transversale très large est pratiquée au cou, divers tissus vitaux sont sectionnés: peau, muscles, trachée, œsophage, artères carotides, veines jugulaires, principaux faisceaux nerveux (p.ex. nerfs vagues et nerfs phréniques) ainsi que divers nerfs de moindre importance. Une incision aussi importante entraîne inévitablement une rupture d'information sensorielle vers le cerveau chez un animal sensible (conscient). Nous sommes persuadés qu'une blessure aussi considérable entraîne une douleur et un stress très importants pendant le laps de temps qui précède l'insensibilité". Le FAWC a demandé l'interdiction de l'abattage rituel sans étourdissement préalable et Judy MacArthur Clark, qui en était alors la présidente, a déclaré: "Il s'agit d'une incision importante dans le corps de l'animal et dire qu'il ne souffre pas est tout à fait ridicule".

Les réactions des vétérinaires sur la souffrance animale engendrée par l'abattage rituel sont unanimes, rapporte l'Oeuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs (OABA) :

"Les images de ces pauvres bêtes étouffant et souffrant pour rien ne peuvent que révolter un homme en général et un vétérinaire en particulier, habitué qu'il est à diminuer la douleur de ses patients grâce aux anesthésiques et antalgiques." (Président du Syndicat des Vétérinaires de la Région Paris Ile-de-France, décembre 2010).
"Les vétérinaires demandent le recours à des méthodes permettant de mettre un terme à la longue agonie des animaux égorgés lors des abattages rituels" (Motion du Syndicat national des vétérinaires d'exercice libéral, octobre 2010).
"Du point de vue de la protection des animaux et par respect pour l'animal en tant qu'être sensible, la pratique consistant à abattre les animaux sans étourdissement préalable est inacceptable, quelles que soient les circonstances" (Fédération des vétérinaires d'Europe en 2006[7]).

 

En 2004, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) émettait un avis[8] selon lequel "en raison des graves problèmes de bien-être animal liés à l'abattage sans étourdissement, un étourdissement doit toujours être réalisé avant l'égorgement".
 

L'abattage rituel : un risque pour la santé ?


Pire, la viande Halal peut être contaminée à la fois par la régurgitation et l'effondrement des défenses immunitaires de l'animal au moment de l'égorgement. Alain De Peretti, vétérinaire rural, souligne même le "gigantesque bond en arrière" des autorités qui acceptent la commercialisation de cette viande, à l'encontre des progrès réalisés jusqu'alors en terme de sécurité alimentaire en Europe. Les toxi-infections alimentaire risquent donc d'être de plus en plus nombreuses notamment chez les personnes qui ne cuisent pas suffisamment leur viande.

Le vétérinaire explique dans le média Novopress : "L'animal continue de respirer, même très fort du fait de l'agonie qui peut durer jusqu'à 1/4 h rappelons le, et inspire ces matières souillées riches en germes de toutes sortes. Ces matières inspirées jusqu'aux alvéoles pulmonaires larguent leurs germes dans le sang d'autant plus facilement que la paroi des alvéoles pulmonaires est très mince et que la circulation sanguine, rappelons le, est toujours en cours dans cette période d'agonie, et même accélérée par le stress au niveau des organes essentiels (...). On observe de plus, du fait du stress intense, 2 phénomènes physiologiques qui se conjuguent : la chute de tous les mécanismes de défense immunitaires, et la concentration du sang dans les organes essentiels, on peut dire que l'animal « retient son sang ». C'est un processus naturel de survie qui entraîne vraisemblablement d'ailleurs une saignée moins bonne contrairement aux allégations des tenants de cette pratique. Il y a de plus une forte production de toxines. La longueur de l'agonie entraîne enfin des soubresauts violents accompagnés de défécation et émission d'urine, le tout éclaboussant toute la zone d'abattage !!!"

 

Gilbert Mouton, ancien professeur à l'école vétérinaire de Maison Alfort explique qu'un abattage rituel ne permet pas de protéger la viande contre les risques d'infection bactérienne car l'œsophage, brisé, ne plus être ligaturé pour empêcher le versement de l'estomac, voire des poumons sur la carcasse. Ainsi, dans 15 à 20 % des cas, les germes se déposent sur le collier (cou de la bête) contribuant à augmenter les risques d'infection par E. coli notamment sur les steaks hachés (viande souvent issue du collier).

En ce qui concerne le rituel casher, la pratique de la betiqua (inspection), lorsqu'elle est réalisée sur des carcasses au sol, peut entraîner la souillure de la peau de l'animal précise Pascale Dunoyer, Chef du bureau des établissements d'abattage à la Direction Générale de l'Alimentation.


Malheureusement, l'actualité témoigne de la multiplication des infections liées à la commercialisation de viande avariée.

Une dangereuse banalisation de l'abattage rituel

La banalisation de l'abattage rituel, notamment Halal, profite d'une complaisance du monde politico-médiatique et de l'Etat, sous couvert du respect des religions, en oubliant celui de la laïcité, de la santé et de la loi.

Ainsi, depuis le 1er septembre 2010, la société Quick, dont l'Etat est actionnaire majoritaire via la Caisse des Dépôts et Consignations, a "décidé de pérenniser l'offre [exclusive] de produits à base de viande halal dans les 8 restaurants du test et de l'étendre à 14 nouveaux restaurants". Objectif affirmé : "cette offre pouvait être une source de croissance intéressante." En effet, une étude réalisée par l'agence Solis publiée en janvier 2010 montre que la croissance annuelle du marché halal est de 15% et que son chiffre d'affaires pourrait atteindre 5,5 milliards d'euros en 2010...
Notons qu'en Israël, moins de 30 % des McDonald's sont Casher et que leader de la restauration rapide vient de mettre un terme aux produits alimentaires Halal aux Etats-Unis.


L'appât du gain n'a pas échappé aux grandes et moyennes surfaces qui proposent de plus en plus de viande Halal dans leur rayon boucherie.

Bien d'autres exemples témoignent de la banalisation de l'abattage rituel Halal, y compris dans les organes de la République française pourtant laïque :

 - repas de l'équipe nationale de France de football (sous R. Domenech) sans porc ;
 -certaines écoles de la République proposent une viande Halal, comme à Strasbourg ou à Soissons ;
 - viande halal imposée aux salariés d'Air France ;
 - CRS qui mangent Halal à leur insu rapportait Le Figaro, mi 2010 ;
barbecue halal pour la fête d'une école maternelle du quartier du Mas Drevon à Montpellier, fin juin 2013

 

Preuve que le marché évolue au-delà de l'anecdote, la charcuterie est de plus en plus bannie de la restauration collective pour des motifs religieux a indiqué à l'AFP Robert Volut, président de la Fédération Française des Industriels Charcutier Traiteurs : "Le bannissement de la charcuterie en restauration collective pour des raisons confessionnelles ces trois/quatre dernières années pèse et on n'arrive pas à redresser la barre", "Nous connaissons vraiment un coup de frein, c'est la pire crise de notre histoire" a-t-il ajouté mi-juin 2014.

L'abattage rituel : une manne financière

Soulignons enfin que chaque kilo de viande abattue selon les rites Halal ou Casher profitent à leurs représentants religieux. A ce titre, Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon déclarait : "Par kilo de viande, la certification halal coûte entre 10 à 15 centimes d'euros", une source financière non négligeable !

Dans le même temps, d'après les bilans établis par le Service de la statistique et de la prospective (SSP), la consommation française de viande de porc, considérée comme impure par les musulmans et les juifs est en recul.

La majorité de l'abattage en France serait rituel

Si l'étourdissement ne semble pas toujours appliqué correctement dans les abattoirs français comme en témoigne le procès de l'association L214 contre Charal, son absence est toutefois autorisée dans le cadre de dérogations liées à l'abattage rituel. En effet, l'abattage rituel nécessite que les animaux soient saignés alors qu'ils sont encore pleinement conscients.

 

Par définition, une dérogation "constitue une exception dans l'application d'une règle d'origine contractuelle, légale, ou administrative".

Or, dans une lettre ouverte adressée au président de la République du 10 juin 2010, un regroupement d'associations de protection animale souligne qu'en France la moitié des ovins sont égorgés conscients et donc sensibles à la douleur. Une proposition de loi de novembre 2010, rejetée, indique même qu'en France, "entre 1/3 et 2/3 de la viande consommée, est issue de la filière certifiée d'abattage rituel, tandis que le nombre des consommateurs potentiels représente tout au plus 1/10e de la population française" (environ 7 millions de personnes).
 

Pire, malgré les déclarations électoralistes et rassurantes d'importantes personnalités politiques, le rapport du Conseil Général de l'Alimentation, de l'Agriculture et des Espaces Ruraux (CGAAER) affirme, au vu des chiffres de l'Unité d'audit sanitaire, que le pourcentage d'abattages rituels dans les abattoirs atteint 51 %. En fait, 60 % de la viande française serait halal, contre à peine 1 % casher, déclare Alain De Peretti mi 2014. Le rapport conclu : "Il existe bien une situation fragile où l'abattage rituel pourrait devenir la norme au lieu de rester une pratique dérogatoire". Nous ne pouvons donc plus parler d'"exception".
Comment peut-on expliquer une telle généralisation de l'abattage rituel en France ?


100% de l'abattage en Ile-de-France est halal

Plus pernicieux encore : une partie significative de la viande d'animaux abattus sans étourdissement préalable pour les boucheries juives et musulmanes, au lieu d'être effectivement destinée à ce marché, est finalement écoulée sur le marché global de la viande... Or, 72 % des français désapprouvent la dérogation permettant de ne pas étourdir les animaux avant leur abattage.
 

L'exemple de l'abattoir de Meaux, en Ile-de-France, est révélateur : depuis 2008, tous les animaux qui y entrent sont abattus sans étourdissement, selon l'abattage rituel, peu importe que les vaches soit destinées au marché religieux ou non.
 

On pourrait se rassurer en croyant à une exception, il n'en est rien : "ce que nous avons constaté après les 8 mois d'enquête ce que les 5 abattoirs qui fonctionnent en Ile-de-France, abattaient tous selon le rite musulman" (François Hallepée, directeur de la Maison de l'Elevage d'Ile-de-France)

Malgré les démentis formels du monde politico-médiatique bien-pensant, la Chambre d'Agriculture d'Ile-de-France confirme : "l'Ile-de-France compte à ce jour 5 abattoirs dont un spécialisé dans la viande de porc. Les quatre autres abattent les cheptels exclusivement de manière rituelle : 100% de la viande abattue en Ile-de-France l'est selon les traditions musulmane et juive.
 

Aucun choix n'est donné aux éleveurs franciliens qui doivent franchir les limites de la région pour bénéficier d'un abattage traditionnel. Leurs animaux doivent être transportés sur des centaines de kilomètres, abattus en province, les carcasses devant être rapatriées pour le conditionnement et la distribution en Ile-de-France. Quelle perte de temps et d'argent ! A l'heure des circuits courts, c'est un comble !". Au delà des pertes financières, un tel trafic est un non-sens environnemental.

Explications


"Par le passé, les abattoirs franciliens étaient gérés par les communes. Le désengagement des municipalités a vu peu à peu l'ensemble de l'abattage francilien confié à des opérateurs privés. Pour des raisons de simplification des processus et poussés par la réduction des coûts, ces derniers se sont tournés vers un procédé unique d'abattage rituel, délaissant, de fait, la méthode traditionnelle, au mépris de la réglementation qui impose un 'étourdissement' préalable des animaux et avec le consentement coupable des services de l'Etat." souligne la Chambre d'Agriculture d'IDF qui ajoute, cependant, que les abattoirs franciliens ne représentent qu'environ 2 % de la consommation francilienne de viande.

Frédéric Freund, directeur de l'OABA explique également dans un article paru dans la revue L'Ecologiste d'octobre 2013 : "dans le cadre des abattages rituels juifs, les parties arrières des animaux ne sont pas consommées. De même, après inspection de la carcasse par le sacrificateur, il se peut que l'animal soit refusé en entier. Dès lors, que devient cette viande jugée 'religieusement impropre' à la consommation ? Elle est dirigée vers les circuits classiques et approvisionne boucheries, hypermarchés et restaurants. Ce constat peut également être établi pour l'abattage rituel musulman : la consommation musulmane, principalement pour des raisons économiques, porte sur les avants et les abats. Le reste de la carcasse 'halal' non acheté par les communautés musulmanes est alors dirigé vers les circuits classiques de distribution. C'est ce que les professionnels appellent la 'complémentarité' des circuits."

Un choix cornélien pour le consommateur et l'éleveur

Il n'existe aucun moyen pour le consommateur d'identifier le mode d'abattage de la viande qu'il achète, que ce soit dans les supermarchés ou les boucheries : un tour de force inacceptable qui s'explique une nouvelle fois pour des raisons de rentabilité et par la pression des communautés religieuses.
 

Heureusement, les citoyens ne sont pas dupes : plus de 78% d'entre eux souhaitent un durcissement de la législation soit par l'interdiction pure et simple de l'abattage rituel (plus de 40%) ou par l'instauration d'un étiquetage obligatoire (38%).

Les éleveurs sont également victimes de ce système insensé : "les éleveurs devraient pouvoir choisir leur mode d'abattage tout comme les consommateurs devraient pouvoir choisir leurs produits en toute connaissance de cause : les viandes devraient bénéficier d'un affichage clair en la matière. Quant aux abattoirs, ils devraient être soumis aux mêmes conditions de contrôle que celles imposées aux exploitations d'élevage par les services de l'Etat !" insiste la Chambre d'Agriculture d'IDF.

Les bouchers et charcutiers sont également de plus en plus mal à l'aise : en septembre 2011, la Confédération Française des Bouchers et Charcutiers Traiteurs (CFCBT) se déclarait "résolument hostile à une extension, même contrôlée, de l'abattage sans étourdissement préalable".

Du halal bio ?

Littéralement pris en otage, le consommateur a de moins en moins le choix : même en privilégiant de la viande issue de l'"agriculture biologique", à l'heure actuelle, rien ne garantit qu'elle ne soit pas issue d'un abattage rituel, d'autant plus que l'organisme de certification Ecocert vient d'accorder le label AB à des steak hachés issus de l'abattage halal, en totale contradiction avec l'état d'esprit de l'Agriculture Biologique qui favorise le "bien-être animal".

Une nouvelle fois, les impératifs économiques et la pensée unique du monde politico-médiatique passent devant le respect du consommateur, la laïcité, la transparence et la santé.

La complaisance du gouvernement français n'est pas une fatalité puisqu'un certain nombre de pays européens ont déjà totalement aboli les dérogations halal et casher. Il s'agit de : Lichtenstein, Norvège, Suède, Islande, Suisse, Grèce, Luxembourg, Autriche, Pologne et Danemark.

Seule solution en attendant un peu de courage politique : devenir végétarien.















 


 


 

Avertissement: images d'une insupportable violence

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