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J'ai tenté de suivre avec attention quelques comptes rendus des travaux soporifiques du PS lors de son congrès de Poitiers. J'ai tenté de discerner dans les débats poussifs des congressistes quelques allusions aux émergences alternatives qui pimentent l'actualité politique de l'Europe du Sud depuis le début de cette année. Aucun mot, aucune déclaration de solidarité par rapport au peuple grec durement éprouvé par les politiques austéritaires imposées par le FMI et la trop fameuse et sinistre Troïka, ni aux espoirs portés     par les toutes récentes victoires de Podemos à Madrid et Barcelone. 

Certes mes partis pris sont durs, j'en fait l'aveu, car je fais volontairement l'impasse sur l'allusion à la Grèce lors d'une résolution sur l'Europe. Timide allusion, une évocation en pointillé... Naturellement sans Syriza et Tsipras... et la raison d'un tel silence, d'un tel déni s'appelle Georges Papandreou...celui qui a anéanti le Pasok ( le PS local ) par l'addition de ses incompétences et la corruption généralisée de ce parti qui n'avait plus rien de socialiste. on ne peut fâcher les susceptibilités de notre bon Georges. Georges le bon ami invité à la table de Manuel le barcelonais qui préfère suivre le Barca que le destin fulgurant d'Ada Colau qui a balayé la droite ultra conservatrice et la gauche presque plus socialiste. Ce congrès socialiste de Poitiers c'est bien celui d'un autre choix européen que celui affiche par les grecs de Syriza et les espagnols de Podemos. Les socialistes du PS sont dans le déni des grands bouleversements citoyens qui traversent la Grèce et l'Espagne et continuent ainsi à soutenir et mettre sur pied des politiques libérales dont on connaît les effets pervers. Il n'y a que cela qu'ils peuvent et quand Cambadelis affirme que tout va changer au PS je suis enclin à ne pas le croire. Ce congrès s'est désolidarisé des combats alternatifs et citoyens mais pouvait-il en être autrement d'un parti à bout de souffle, à bout d'idées et de débats et surtout de conscience. Valls peut bien ironiser sur l'irresponsabilité qu'il abandonne aux autres alors qu'il offre les fastes de sa table au plus irresponsable des politiques grecs, le plus discutable d'entre-eux, celui qui a failli, qui a disloqué son parti! Georges ce bon Georges qui préside toujours l'internationale socialiste; ce qui en dit long sur la valeur morale de ces " socialistes "! 

Une seule lueur d`espoir, mais une lueur de flamme de chandelle, chancelante et ténue, avec la conclusion de l'intervention de Maurel qui déterminé mais bien isolé affirme : « Soyons socialiste, soutenons Syriza, soutenons les Grecs qui luttent pour leur liberté. »

Pour Valls la Grèce c'est Papandreou et à Barcelone c'est le foot contre Ada Colau.
Pour Valls la Grèce c'est Papandreou et à Barcelone c'est le foot contre Ada Colau.

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