Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Souvent, trop souvent même, certains commentaires sur certaines de mes interventions publiques, ici ou sur des réseaux sociaux, au sujet du  rôle néfaste et criminel joué par les religions au travers de notre histoire il se trouve toujours un individu pour exonérer ces dernières, les dédouaner de toute responsabilité, et finir par ressortir comme une rengaine cette vieille antienne de la responsabilité de l'homme et non du dogme et de suggérer les crimes de l'athéisme  en prenant pour exemple tout naturel ceux de Staline pour sa part prise en trois décennies au vingtième siècle à comparer bien entendu aux deux millénaires des monothéismes! Le problème est que je ne me reconnais nullement en Staline et aux successeurs de Pierre à Rome. Dernièrement sur Facebook est ressorti de je ne sais quel passé ou obscurantisme le terme de blasphème alors que je ne faisais qu'évoquer l'expression libre d’une opinion sur une " philosophie " d'essence religieuse dont je mettais en exergue les violences du dogme auquel je suis libre de croire ou de ne pas croire et surtout autorisé à en critiquer tous les aspects sans que l'on puisse me brandir une injonction à me taire. Ces défenseurs des pensées ecclésiastiques arguent du même artifice dialectique que les imams wahhabites saoudiens les plus obscurs ( c'st un euphémisme ) s'autorisant aujourd'hui à vouloir faire interdire de part le monde toute possibilité de critiquer le fait religieux, de placer celui ci sur hors de portée de la pensée critique, éloigné de toute humanité. Cette personne m'impose avec une totale intolérance un interdit d'expression. Aujourd'hui grace aux lois républicaines je m'en tire sain et sauf mais je songe aux purs affres dont j'aurais eu à souffrir au temps béni de la Sainte Inquisition... Évoquer la violence des religions et la démontrer est toujours un exercice périlleux et illustre l'éternel combat entre la libre pensée et la pensée dictée, matraquée dès l'enfance à des êtres démunis de toute autonomie.  Alors allons ensemble un peu plus loin sur ces violences ou silences coupables en abordant cette page noire des relations entre le nazisme et le Vatican. 

 

Si le dogme était reconnaissant de quelques errements qui pour moi son nourris abondamment en son sein, le Vatican adopterait en la matière un discours de clarté qui évacuerait la question des crimes ou des silences complices commis au nom de Dieu. Concernant le nazisme par exemple on pouvait en 1999 fonder quelques espoirs lorsque soucieux de son image, le Vatican avait décidé, en octobre, la création d’une commission internationale d’historiens juifs et catholiques "afin d’en finir avec les polémiques sur le rôle du Vatican durant la guerre".

Cette commission rendit son rapport en octobre 2000. Ces membres expliquèrent que les travaux historiques de l’Eglise sur ce sujet étaient incomplets et réclamèrent l’ouverture des archives du Vatican pour la période 1939-1945. 
Le Vatican a refusé cette ouverture, les membres juifs de cette commission ont alors démissionné.
La commission s’est dissoute en juillet 2001. Le déni est inscrit à l'ordre du jour quotidien de l'église et ce refus d'ouverture des archives en demeure la preuve. 
Preuve de ce malaise sur les responsabilités d'une complicité vaticane avec le nazisme dont il faut rappeler qu'aucun dignitaire ne fut excommunié par l'autorité suprême. Eh oui des Eichmann, Himmler, Godbbels ou Von Papen, il est vrai pour ce dernier négociateur avisé du Concordat signé en 1933, ont échappés à cette terrible condamnation! Nous ne trouvons la trace que d'un seul nazi excommunié et il s'agit et ce n'est pas une histoire belge en l'occurrence - excusez moi pour cet humour - car il s'agit de Léon Degrelle le chef des fascistes belges membre de la SS. Aucune condamnation durant toute la période de pouvoir nazi donc mais une belle messe de requiem solennel ordonnée à tous les prêtres de diocèse par la Cardinal Beltram en la mémoire d'Hitler. Aucune excommunication advenue après la défaite et avec le temps des révélations de l'horreur et de l'étendue des crimes du régime hitlérien. Au mieux la seule réaction fut d'organiser les réseaux par lesquels les criminels nazis se sont échappés...

Mais revenons au début de ce mariage de raison entre nazisme et église catholique qui malgré l'accumulation de preuves matérielles, de textes, de lois, de rapports, de correspondances ne fait toujours pas l'objet d'une reconnaissance de culpabilité. 


Lors de la première réunion de personnalités catholiques conservatrices de l’association bien nommée "La Croix et l’Aigle", Von Papen explicite la nature du 3ème Reich comme une "Contre-révolution chrétienne" pour effacer la Révolution française. Il faut avoir bien en tête cela pour comprendre la jubilation de nombreux prélats durant cette phase d’accession des nazis au pouvoir entraînant en même temps la mise en place d’un système social dictatorial au plus haut niveau.



 > 30 janvier 1933 : Adolf Hitler accède au pouvoir politique (chancelier) avec le soutien des députés du Parti catholique du Centre (Zentrum, 70 députés). Deux vice-chanceliers l’assistent, Von Papen et Alfred Hugenberg ( industriel de l’acier, patron de presse contrôlant environ 1500 journaux). La création d’un Etat totalitaire ne tarde pas.


 > 3 février 1933 : Hitler annonce au chefs militaires que son objectif consiste à s’emparer des territoires à l’Est de l’Allemagne, espace vital du Reich


 >22 février 1933 : 40000 SA et SS deviennent auxiliaires de police


 > 28 février 1933 : Un décret en six articles casse les droits individuels. L’article 1 suspend la liberté des personnes, liberté d’expression, liberté de la presse, droit à l’association et aux réunions publiques, confidentialités des postes et téléphones, protection du domicile et des propriétés. La détention arbitraire sans jugement est autorisée, y compris de la part des bandes armées nazies (SA et SS). En 15 jours, 10000 communistes sont arrêtés en Prusse dans des conditions qui préfigurent souvent le nazisme de la shoah.


 > février 1933 : soutien évident de l’Eglise catholique au nazisme et à ses alliés. Parmi les déclarations en ce sens, signalons celle, autorisée du nonce apostolique, Monseigneur Cesare Orsenigo : « L’Eglise catholique, en accord avec l’attitude adoptée jusqu’ici par le Vatican et afin de servir ses intérêts, est prête à lutter aux côtés du nouveau gouvernement allemand nationaliste et chrétien contre le bolchevisme et ses partisans, et, selon le droit canon, rien ne s’oppose à ce qu’un catholique vote pour le Parti national-socialiste ou pour des partis patriotiques de même tendance. »


 > 27 février 1933 : Les sept jours fériés du calendrier catholique sont reconnus comme fêtes légales du national-socialisme


 > 5 mars 1933 : Elections législatives. Le cardinal Bertram, président de la Conférence des évêques allemands, par ailleurs ami personnel d’Hitler, appelle à voter pour les partis "dignes de la confiance des catholiques" couvrant ainsi les prélats qui appellent à voter pour le NSDAP. L’interdiction du Parti Communiste permet mathématiquement une forte progression des partis de droite, tous membres de la majorité hitlérienne. Les camps de concentration sont créés pour perpétrer le génocide de la gauche anticapitaliste allemande, particulièrement le KPD.


 > 12 mars 1933 : ouverture du camp de concentration d’Oranienburg (banlieue de Berlin)


 > 13 mars 1933 : Pie XI a « publiquement fait l’éloge du chancelier Adolf Hitler » lors du consistoire tenu à Rome (déclaration du cardinal Faulhaber). Les influents journaux de l’Eglise ne tarissent pas d’éloges sur le nouveau pouvoir.


 > 15 mars 1933 : Monseigneur Kaas, dirigeant historique du Parti Catholique et ami de longue date du cardinal Pacelli devient le principal artisan et soutien d’une loi donnant les pleins pouvoirs à Adolf Hitler


 > 20 mars 1933 : Ouverture des camps de concentration de Dachau (près de Münich), Buchenwald (près de Weimar), Sachsenhausen (près de Berlin) et Ravensbruck pour les femmes.


 > Pie XI relance les négociations au mois de mars, pour un concordat entre le nouveau pouvoir au niveau fédéral et l’Eglise catholique. Il est représenté par Mgr Pacelli (futur Pie XII), devenu secrétaire d’État du Vatican, Mgr Gröber, archevêque de Fribourg, et Mgr Kaas, président du Zentrum.


 > 23 mars 1933 : Le Reichstag vote par 444 votes pour (toute la droite dont le parti Catholique) et 94 votes contre (sociaux démocrates) les pleins pouvoirs à Adolf Hitler, pleins pouvoirs renouvelables tous les quatre ans (cette loi restera en vigueur jusqu’en 1945)


 > 23 mars 1933 : Déclaration d’Adolf Hitler sur la relations du nazisme au protestantisme et catholicisme « Le gouvernement du Reich considère le christianisme comme le fondement inébranlable des moeurs, de la morale de la nation et attache la plus grande importance aux relations avec le Saint-Siège qu’il s’efforcera d’améliorer et de développer. »


 > 28 mars 1933 : déclaration de la conférence des évêques allemands « Des déclarations solennelles et politiques ont été faites par le plus haut représentant du gouvernement national socialiste qui est aussi le chef incontesté de son mouvement, déclarations qui reconnaissent dûment l’inviolabilité de l’enseignement doctrinal catholique ainsi que les droits et devoirs inaltérables de l’Eglise... Les chrétiens catholiques pour lesquels la voix de l’Eglise est sacrée n’ont pas besoin d’être particulièrement exhortés à se montrer loyaux envers les autorités légales et doivent remplir leurs devoirs civiques tout en rejetant par principe toute conduite illégale ou subversive. »


B) Le flirt Eglise catholique et Parti nazi en Allemagne d’avril à juin 1933


 > 1er avril 1933 : début de la campagne de boycott des magasins juifs


 > Parmi les décisions qui prouvent le flirt de l’Eglise et du nazisme pointé dans notre titre durant ce printemps 1933, signalons dans les instructions détaillées au clergé paroissial :


 le droit pour les membres du Parti national-socialiste d’avoir accès aux sacrements (contrairement par exemple aux lecteurs de La Dépêche du Midi dans plusieurs régions du Sud-Ouest au début du 20ème siècle).


 le droit pour les membres du Parti national-socialiste d’assister aux cérémonies dans une église en uniforme, même en grand nombre. L’archevêque de Cologne, Karl Joseph Schulte, précise même "en formation avec étendards"


 > 9 avril 1933 : Monseigneur Kaas et le cardinal Pacelli s’accordent à Rome sur le Concordat à négocier avec Hitler.


 > 13 avril 1933 : Les Témoins de Jéhovah sont interdits, en Bavière puis dans tout le pays. L’Eglise catholique prend la responsabilité de dénoncer quiconque ne respecterait pas cette décision. Dans les camps de concentration, ils vont porter un triangle violet.


 > 20 avril 1933 : Monseigneur Kaas envoie de Rome un télégramme de félicitations au Führer, largement repris dans la presse « Pour l’anniversaire de ce jour, voeux sincères et assurance d’indéfectible collaboration pour la grande oeuvre entreprise... »


 > Le 24 avril 1933, lors d’une réunion du gouvernement bavarois, le premier ministre se félicite des instructions données au clergé par le cardinal Faulhaber "pour soutenir le nouveau régime dans lequel il place sa confiance"


 > Beaucoup de fonctionnaires perdent leur emploi si peu que soit connue une sympathie passée ou présente, réelle ou supposée pour des idées de gauche. Des catholiques font inévitablement partie des sanctionnés. Le cardinal Bertram regrette quelques bavures « Malgré les très louables mesures prises par le gouvernement afin d’éliminer les éléments perturbateurs et de protéger la morale publique, le monde catholique est inquiet et affligé" du "nettoyage de la fonction publique ». Cela n’a pas grande portée. D’ailleurs, en date du 6 mai, il fait état de sa lettre du 28 avril à Adolf Hitler dans laquelle il le félicite d’avoir dissipé ses craintes lors de sa déclaration au Reichstag. Notons ce morceau d’anthologie sur le rôle de l’Eglise qui a "conscience de son devoir patriotique consistant à ancrer profondément dans le coeur des fidèles, ce respect et cette obéissance qui sont dus aux institutions en place et qui sont deux vertus religieuses..."


 > 10 mai 1933 : Les livres considérés comme non aryens sont brûlés dans toutes les écoles, universités, bibliothèques, villes et villages


 > Les camps de concentration comme les commissariats de police deviennent des lieux d’horreur permanente où la torture et la mort de militants syndicalistes et anticapitalistes relève de la routine. Plusieurs textes et témoignages l’attestent et sont diffusés dans le monde entier. Le Vatican, lui, continue imperturbablement à négocier son concordat avec Hitler. Notons parmi les prélats chargés par Rome de cette négociation la présence de Monseigneur Gröber, spécialiste de théologie pastorale, animateur et prêcheur de la radio catholique allemande, distingué en 1933 du titre de "Bienfaiteur des SS". C’est lui qui apporte la parole autorisée de l’Eglise contre les critiques qui s’élèvent dans le monde concernant le traitement inhumain des prisonniers dans les camps de concentration ; pour lui, il ne s’agit que de calomnies anti-allemandes.


 > 30 mai au 1er juin 1933 Réunis en conférence épiscopale à Fulda, les évêques se mettent d’accord sur une lettre pastorale qui, pour l’essentiel, prépare tous les fidèles au concordat et marque l’accord sur le fond entre leur catholicisme institutionnel et le nazisme « Notre Sainte Eglise catholique attache une valeur et une signification particulières au principe d’autorité... En conséquence, nous autres catholiques, nous n’éprouvons aucune difficulté à rendre hommage à la manière nouvelle et vigoureuse qui insiste sur le principe d’autorité dans l’Etat allemand... Après des années de servitude durant lesquelles furent méconnus et honteusement bafoués nos droits nationaux, la nation allemande doit de nouveau avoir dans la famille des nations la liberté et la place d’honneur qui lui sont dues à cause de son importance numérique et de ses réalisations culturelles. Il ne s’agit point ici, d’adopter une attitude vengeance non chrétienne ou d’envisager une guerre mais simplement de demander la justice et l’espace vital. »


 > 27 juin 1933 A la demande de l’épiscopat, Adolf Hitler reçoit officiellement une délégation de la conférence des évêques. Monseigneur Berning confirme l’acceptation de l’Etat nazi par les évêques et la recommandation qu’ils ont adressée à leurs fidèles de faire de même. Lors de cette réception chaleureuse par le führer, les délégués de l’Eglise déclarent par exemple que son « nouvel Etat favorise le christianisme, élève le niveau de la moralité, combat avec vigueur le bolchévisme et l’impiété... » Lorsque Monseigneur Berning demande la liberté de l’Eglise et de ses écoles confessionnelles, Hitler acquiesce dans sa réponse, insistant sur les tâches communes du catholicisme et du nazisme : détruire le communisme, combattre les juifs comme l’Eglise le fait depuis 15 siècles.


Dans la négociation du concordat entre Hitler et la papauté, le führer demande beaucoup : la dépolitisation totale de l’Eglise d’Allemagne. Il obtient tout ce qu’il veut du futur Pie XII qui négocie et signe au nom de Pie XI :


 disparition du Parti Catholique du centre,


 interdiction aux membres du clergé et autres religieux de tout acte ou toute appartenance ayant un caractère politique (définition bien large).


C) 20 juillet 1933 : Signature du concordat entre Hitler et Pie XI

« Ce que les précédents gouvernements et parlements n’ont pas accompli en 60 années, votre clairvoyance d’homme d’Etat l’a réalisé en 6 mois, pour le prestige de l’Allemagne en Orient et en Occident et devant le monde entier. Cette poignée de mains échangée avec la papauté, la plus grande puissance morale de toute l’histoire du monde, est un haut fait aux avantages incommensurables. » (lettre manuscrite du cardinal Faulhaber à Adolf Hitler pour la signature du concordat).


Pour marquer l’importance de ce concordat, les Jeunesses catholiques défilent à Berlin en faisant le salut hitlérien devant le vicaire général du diocèse, Monseigneur Steinmann, lui même entouré d’ecclésiastiques dans la même attitude. « C’est pourquoi nous avons désiré, c’est pourquoi nous avons lutté et désiré lutter : nous avons un seul Reich et un seul chef, et ce chef nous le suivons fidèlement et scrupuleusement... Pour nous il ne s’agit point d’une question de personne, nous savons que celui qui se trouve à notre tête nous a été donné par Dieu pour nous servir de chef » (Monseigneur Steinmann, représentant l’évêque de Berlin Monseigneur Schreiber).


Il est étonnant de constater que l’arrivée du fascisme au pouvoir a partout entraîné des élans mystiques de la part des prélats (Allemagne, Autriche, Espagne, France...), employant les mêmes termes pour le grand chef fasciste que pour Jésus, par exemple celui de résurrection ; tel est le cas de Monseigneur Bornewasser, évêque de Trêves, qui exprime à Adolf Hitler son « inébranlable attachement à l’oeuvre de résurrection du Reich allemand ».


En échange, l’Eglise obtient bien peu de choses. Dès le 14 juillet 1933, le führer jubile publiquement de la grande portée de cet accord « dans la lutte qu’il est urgent de mener contre les juifs internationaux ».


Dans toute l’Allemagne, avant même signature du concordat, les nazis font monter les enchères. Ainsi, en Bavière, ils demandent au cardinal Faulhaber :


 d’ôter au docteur Mühler toute responsabilité, en particulier celle de président de l’Action catholique de Munich car ils le considèrent comme antinazi


 de lever la suspension du père Schachleiter, un ultra du nazisme et de lui donner un rôle significatif


 d’interdire clairement toute prise de position d’un religieux sous quelque forme que ce soit.


Faulhaber donne satisfaction aux nazis sur tous ces points allant même jusqu’à demander aux prêtres et religieux « d’éviter dans les sermons et conversations privées tout ce qui pourrait détruire la confiance dans le gouvernement national-socialiste ou nuire à la collaboration pacifique entre l’Eglise et l’Etat. »


Le 20 juillet 1933, le concordat est signé entre le cardinal Pacelli (futur Pie XII) et le vice-chancelier Von Papen lors d’une grande cérémonie parfaitement préparée et orchestrée des deux côtés. Le cardinal Adolf Bertram (président de la conférence des évêques) adresse le même jour à Adolf Hitler une lettre publique "de gratitude et de remerciement" largement reprise par la presse et autres médias félicitant le pouvoir nazi et assurant de sa collaboration afin de « promouvoir l’éducation chrétienne du peuple, de combattre l’impiété et l’immoralité, de développer l’esprit de sacrifice en vue du bien commun et de protéger les droits de l’Eglise. »


Un manuel publié par les évêques va tirer le bilan du concordat comme étant « la preuve que deux puissances de caractère totalitaire peuvent arriver à un accord si leurs domaines sont nettement séparés, si leurs juridictions, au lieu de se chevaucher, deviennent parallèles ou les conduit de manière amicale à faire cause commune. »


D) 3 août 1933 L’organisation des enseignants catholiques allemands se dissout et se fond dans la Ligue des enseignants nazis


E) 10 septembre 1933 : Offices d’action de grâce pour Adolf Hitler dans toutes les églises catholiques d’Allemagne


Le 10 septembre 1933, des messes d’actions de grâce sont organisées dans toutes les églises d’Allemagne pour Hitler.


Il s’agit d’une initiative hautement institutionnelle puisque son programme est approuvé par le nonce apostolique, Monseigneur Orsenigo ainsi que par la chancellerie diocésaine.


A Berlin, la grand messe est célébrée dans la cathédrale Saint Hedwig ; les SS et SA de la capitale y assistent en uniforme avec drapeaux et oriflammes pour chaque formation présente. Les associations catholiques sont également bien représentées. Des hauts parleurs installés sur une place voisine permettent à des milliers de personnes de suivre l’office religieux. Dans son sermon le prédicateur loue l’action commune de portée historique entre le pape, père de tous les croyants et Hitler, chef du nationalisme allemand, "homme d’une remarquable dévotion à Dieu, foncièrement soucieux du bien-être du peuple allemand qui sera gouverné selon la volonté du divin Créateur."


F) Quelques évêques bruns d’Adolf Hitler : 
Monseigneur Gröber, archevêque de Fribourg


Le 9 octobre 1933, à Karlsruhe, lors d’une réunion groupant plusieurs organisations, Gröber déclare au milieu des applaudissements qu’il accorde son « soutien complet et sincère au gouvernement du Reich nouveau1 » De ce moment, date l’épithète qui le suit jusqu’en 1945 au moins : Der braune Bischof (l’évêque brun).


Dans le sermon prononcé le 31 décembre 1935, pour la saint Sylvestre, l’archevêque remercie Dieu pour les bienfaits accordés à l’Allemagne : « La force du peuple allemand s’est épanouie de diverses manières et le chômage a diminué à un degré surprenant. Nouvellement armé, le Reich reprend aujourd’hui son rang dans la famille des nations, et au lieu du déshonneur qui, depuis le traité de Versailles, souillait le nom allemand, le monde trouve en face de lui un État uni, pleine ascension, et conscient de sa puissance2. »


De 1933 à 1938, Gröber est membre bienfaiteur de la SS. Il publie, en 1937, un manuel d’instruction religieuse indiquant à l’article « Race » :


« Chaque peuple est en lui-même responsable de la réussite de son existence, et l’apport d’un sang totalement étranger représentera toujours un risque pour une nation qui a prouvé sa valeur historique. C’est pourquoi on ne peut refuser à aucun peuple le droit de maintenir impolluée son origine raciale, et de prendre des garanties dans ce but. La religion chrétienne demande simplement que les moyens utilisés ne pèchent pas contre la loi morale et la justice naturelle. »


Le 30 janvier 1939, Gröber publie une lettre pastorale s’en prenant aux Juifs, leur reprochant la crucifixion de Jésus, et « leur haine meurtrière [qui] s’était poursuivie dans les siècles ultérieurs. » En mars 1941, il publie une autre lettre pastorale antijuive, reprofchant aux Juifs d’avoir tué le Christ, et ajoutant :


« Cette malédiction que les Juifs ont lancé contre eux-mêmes s’est terriblement réalisée jusqu’à l’époque actuelle, jusqu’à aujourd’hui. »


Bibliographie. Source :


Revue catholique progressiste Golias n° 29


http://bibliothequedecombat.wordpre...


http://bibelforscher.suzie.fr/compr...


http://marjorie-art.voila.net/Drole...


http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89...’Allemagne_face_au_nazisme


http://fr.wikipedia.org/wiki/Discus...’Allemagne_face_au_nazisme

Et voici par sentiment d'équité monothéiste l'odieuse relation entretenue par Hitler et le grand mufti de Jérusalem qui aujourd'hui encore trouve un écho complaisant dans l'ex pays arabes.

Partager cet article

Repost 0