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Décidément le droit des femmes est quelque peu malmené par nos Assemblées. Après le vote inadmissibles des sénateurs contre la pénalisation des clients de la prostitution - comme disait volontiers Marthe Richard ils doivent y aller - il y a l'histoire du tampon hygiénique au Palais Bourbon. Catherine Coutellé présidente de la Commission des Droits des Femmes à l'Assemblée relayait la demande du collectif Georgette Sand de considérer les tampons, serviettes et coupes menstruelles comme des produits "de première nécessité". Ce qui me paraît être une évidence. Mais pour les députés et le gouvernement à force de vouloir austériser et gratter sur le budget nous en sommes loin de cette évidence.  En réaction donc " le gouvernement ne souhaite pas bouger" car vouloir appliquer un taux de TVA à 5,5% – et non plus de 20% – aux produits de protection hygiénique féminine est une mesure dont le coût est évalué à 55 millions d'euros. 
En conclusion du débat, le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, a a rappelé dans un vieux réflexe qui plombe la condition féminine que ce taux de TVA était appliqué aux mousses à raser pour hommes! Un goujat! 

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