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Il est bon en ces temps de flottements et d'aménagements des principes sociaux de rappeler aux  développeurs d'impostures, aux initiateurs de modernisme le sens même du combat social où quelques soient les époques le pot de terre doit toujours affronter un pot de fer. À Valls, aux "socialistes" tels ceux que j'ai à croiser sur les chemins de la politique locale, il est salutaire de rappeler qu'entre salariés et patronat, qu'entre sujet et dominant, il n'y aura jamais d'égalité et que le fer est toujours à croiser et que de ce constat sont nées nos protections sociales. Le texte qui suit leur apportera un éclairage sur cette réalité qu'ils fuient à grandes enjambées libérales.

« Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. [...] Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité. »


Jean Jaurès, discours devant la Chambre des députés, séance du 19 juin 1906

Incommensurable mépris de ces DRH ou négociateurs patronaux, nantis qui sectionnent l'avenir de cette salariée en détresse sociale.

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