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L'effet vertigo c'est le nom de la nouvelle exposition, celle anniversaire des dix années d'ouverture, du MacVal. J'ai pris plaisir, tranquillement hier après-midi, à me revivifier en parcourant les salles de ce bel espace architectural. Avec le regret d'une absence de la peinture hormis deux belles pièces de Stephane Calais. C'est curieux cette absence de la peinture. C'est bien français! Mais belle place aux chevaux de retours de l'institution avec Morelet et Sarkis dont j'ai un vieux souvenir de partie de flipper rue de Buci au début des années 70. Je me souviens de son Leica ceint de sparadrap, de nos interrogations sur les parties endiablées de yougoslaves qui misaient billets sur billets et comme au bonneteau cherchaient à plumer un pigeon. Ambiance 70 au zinc le long de ce couloir étroit. Nous allions ensuite nous ravitailler en bouquins au 13 en fond de cours. C'était du temps où il faisait acte de militantisme, du temps de Chorus et de Daniel Biga. Du temps d'un art total et sociologique. Plus riche. Plus vertigineux que les photos extraites de vieux films qui appartiennent au lieu commun de l'histoire du cinéma façon Telerama alors qu'il connaissait par cœur son Sadoul en ce temps. Un art que l'on peut pratiquer sans préservatif tant le terrain est connu et le risque éloigné. Mais l'architecture est si belle à Vitry qu'elle en fait oublier les lapalissades d'un art des contingences institutionnelles avec son air de ne pas trop en vouloir faire genre. 

 

L'effet vertigo

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