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Dans ce débat, qui ne devrait pas en être un, sur le projet théâtre et l'obsession référendaire de nos oppositions j'ai quelques échanges je veux ici apporter le témoignage d'un échange sur FB avec un militant socialiste qui reflète parfaitement par son raisonnement l'union de circonstance de son parti avec la droite locale. Toujours les mêmes arguments pour contrer un projet issu de notre programme et valide par le vote des électeurs fontenaysiens en mars dernier lors des municipales. Une belle consultation qui fit l'objet tout naturel de beaux débats sur les propositions des uns et des autres inscrites dans les programmes respectif lors de la campagne.

Mon interlocuteur dans un commentaire à un post me répond ainsi: Ok pour la culture, pas d'accord pour des dépenses inutiles, un endettement et des hausses d'impots. Nous sommes en 2015, laissez la nostalgie de coté, pensez aux nouvelles générations. Le monde va vite et il est difficile a comprendre pour ceux qui refusent le changement.

Je lui réponds dans la foulée que " La culture contribue 7 fois plus au PIB français que l'industrie automobile avec 57,8 milliards d'euros de valeur ajoutée par an. Son coût total pour la collectivité approche 21,5 milliards d'euros.

Une dépense à perte la culture en France ? Ce n'est pas ce que montre le dernier rapport conjoint des ministères de l'Economie et de la Culture ( 2014 ). Selon ce rapport, la culture contribue à hauteur de 57,8 milliards d'euros au PIB (valeur ajoutée). Il s'agit de la valeur ajoutée directe, c'est à dire du seul fait des activités culturelles. Ce qui équivaut à 3,2% du PIB, soit sept fois la valeur ajoutée de l'industrie automobile. Ces chiffres sont basés sur les calculs de l'Insee.

Le chiffre ne paraît pas exagéré puisqu'une autre étude du cabinet privé Ernst & Young parue en novembre avait évalué le chiffre d'affaires direct des industries culturelles et créatives à 61,4 milliards d'euros.

Les choses sont dites : la culture rapporte au pays. Et pas seulement de l'argent mais aussi des emplois. Les seules entreprises culturelles emploient quelque 670.000 personnes, que leur profession soit culturelle ou non, soit 2,5% de l'emploi dans le pays.

A cela s'ajoutent les 870.000 professionnels de la culture qu'emploient les entreprises non culturelles.

Le but d'une telle étude inédite, qui allie deux ministères que l'on a peu l'habitude de voir travailler ensemble était de calculer une sorte de "PIB culturel", explique-t-on au cabinet de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti. Le meilleur moyen de faire reconnaître le poids économique de la culture.

Mais pour avoir une vision claire de l'impact économique des activités de la culture, il fallait déjà définir ce que sont ces activités. Chose qui étrangement, au pays de l'exception culturelle, n'avait jamais été faite. Il a donc fallu s'appuyer sur les méthodologies de l'Union européenne et de l'Unesco. Résultat, l'étude prend en compte les valeurs ajoutées du spectacle vivant, du patrimoine, des arts visuels, de la presse, du livre, de l'audiovisuel, de la publicité, de l'architecture, du cinéma, des industries de l'image et du son ainsi que l'accès au savoir et à la culture, c'est à dire les bibliothèques et les archives par exemple.

L'intervention de l'Etat compte pour 13,9 milliards sur les 57,8 milliards
Un panel large qui permet à la fois de savoir ce qui rapporte, mais aussi ce qui coûte. Car l'étude a pris aussi soin de calculer ce que l'Etat et collectivités territoriales dépensent dans la culture. L'intervention de l'Etat représente un total de 13,9 milliards d'euros par an, et celle des collectivités territoriales 7,6 milliards d'euros dont une part en dotations de l'Etat. Des dépenses justifiées par l'intérêt que représente les activités culturelles pour l'économie, selon le cabinet d'Aurélie Filippetti.

"On parle beaucoup du poids nouveau des collectivités dans la culture mais l'Etat reste l'acteur principal", souligne le cabinet. L'audiovisuel est le secteur qui capte le plus de soutien de l'Etat (5,5 milliards), notamment grâce à la redevance. Les secteurs les moins aidés sont les industries de l'image et du son, l'architecture, le livre, les arts visuels.

La part de la culture dans la valeur ajoutée a régulièrement augmenté entre 1995 et 2005, date à laquelle elle atteignait 3,5%. Mais depuis, elle a reculé de 0,3 point. Cette érosion, en pleine transition numérique, a diverses origines: évolution des marges, effondrement du marché du disque, mutations des lectorats, crise économique. Mais aussi la "captation" d'une part de la valeur ajoutée par les plate-formes numériques (Apple, Google, Amazon...) chargées de l'intermédiation entre les créateurs et les consommateurs.

"Elles se retrouvent en position de force pour attirer les ressources publicitaires et pour imposer leurs conditions aux créateurs", souligne l'étude.
"Cela conforte nos réflexions sur l'acte II de l'exception culturelle", qui consiste à faire évoluer les outils de la politique culturelle à l'heure du numérique, relève-t-on au cabinet de la ministre.

L'impact total de la culture compte pour près de 6% de la valeur ajoutée de la France
Un enjeu d'autant plus important que les activités culturelles ont aussi un effet d'entraînement sur le reste de l'économie de l'ordre de 46,7 milliards d'euros grâce aux activités induites comme les matériaux utilisés, les loyers, l'électricité etc... Au total, l'apport de la culture à l'économie, y compris ces effets d'entraînement, atteint donc les 104,5 milliards d'euros, selon l'étude. Soit 5,8% de la somme de toutes les valeurs ajoutées (ce qu'est, par définition, le PIB).

Le rapport établit en outre "une corrélation positive" entre la présence d'une implantation culturelle et le développement socio-économique d'un territoire. À méditer pour les sceptiques, les anti et 
les aveugles au sujet de notre projet de théâtre.

Après cette réponse mon interlocuteur socialiste n'en démord pas. Jugez donc: J'ai lu avec attention ce texte fort interressant et enrichissant. Néanmoins, les implantations culturelles dans la région sont nombreuses et accessibles. Il s'y ajoute les accés que permettent les médias, accés qui n'ont jamais été aussi faciles. En cette période, ou les revenus baissent et où le chomage menacent beaucoup de salariés, il faut éviter les augmentations d'impots donc prioriser les dépenses. La construction d'un théatre n'est pas opportune à Fontenay. Si le doute persiste, demandons l'avis de nos concitoyens par un référendum.

Et voici ma dernière réponse.

Décidément nous ne serons jamais légitimes. Nous avons beau avoir été élus en mars 2014 avec ce projet théâtre qui figurait dans notre programme c'est toujours ce mauvais procès qu'il nous est intenté de devoir revoir ou supprimer une copie adoptée par le suffrage universel. Ce projet vous l'avez combattu lors de la campagne en mars 2014, vous nos oppositions municipales qui veulent rejouer la donne par cette demande de référendum. Ce projet n'est pas sorti d'un chapeau de prestidigitateur et nous fort bien tous les enjeux lorsque nous l'avons proposé.
Il est vrai que le souci des impôts locaux est important. Mais qui a largement contribué par une volonté austéritaire à brasser considérablement les dotations aux collectivités? Les élus municipaux quelque soit leur bord s'en plaignent au sein même de l'Association des Maires de France dont tu devrais lire les communiqués qui alertent l'Etat sur une situation qui va mener certaines à être sous tutelle et surtout à disparaître!
Ne pas augmenter les impôts comme tu le dis! Mais connais-tu la dernière bombe fiscale de notre cher Hollande qui a baisse les impôts sur le revenu de 8000000 millions de français mais qui par un cruel paradoxe est confronté à la détresse des retraités avec la suppression progressive de la demi-part fiscale pour les veufs ou veuves, certes décidée en 2008 mais qui ajoutée à d'autres dispositifs votes depuis 2012 entraîne toute une population fragile à basculer dans la fiscalité locale alors qu'ils y échappaient?
Et tu me parles de notre projet théâtre comme facteur aggravant! Un peu de dignité car l'explosion des impôts locaux pour beaucoup de fontenaysiens sera due à l'incapacité d'anticipation du gouvernement et du président qui pousse à cette modernité que tu évoques. Vois -tu ce qui peut figer l'avenir c'est toute cette imprécision coupable et imbécile de ceux qui veulent aller vite. Le premier danger pour l'augmentation de l'impôt local n'est pas ce théâtre mais bien d'une part la baisse forcenée de nos dotations et maintenant ce coup de massue pour les retraités qui s'acquitteront d'un impôt qu'ils ne payaient pas. Pour certains c'est 700 euros pour une pension de 1000! Je gage que le président et son très moderne premier ministre sont conscients que c'est une mauvaise nouvelle à un mois des régionales. En tout cas nous saurons pour ces élections rappeler aux fontenaysiens l'irresponsabilité coupable des socialis
tes

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