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Femmes Yézidies et Chrétiennes vendues au marché aux esclaves de Mossoul en Irak où elles sont amenées dans des cages... c'est la triste et nouvelle réalité d'un marché aux esclaves. C'est aujourd'hui et non la relation faite d'une pratique d'un autre temps.  C'est un monde où le mot abolition est inconnu et encore plus celui de l'engagement mémoriel avec ses lois car l'esclavage n'estjamais remis en question - mais y-t-il eu pour cela des lumières pour éclairé cette obscurité, cette obscénité qui ravage depuis deux millénaires cette partie du monde jusqu'aux confins des côtes de l'Afrique de l'est. 
 

Après la mort du prophète Mahomet et la soumission de la péninsule arabe, les musulmans vont faire la conquête des rives méridionales et orientales de la Méditerranée et multiplier les prises de guerre et prolonger dans ces régions l'esclavage tel qu'il fut pratique sous l'Antiquité et peux ainsi commencer la longue et douloureuse traite négrière qui va saigner l'Afrique noire jusqu'à la fin du XIXe siècle. 
 

L'esclavage en terre d'islam est hélas une réalité qui dure comme l'a démontré dans ses ouvrages l'anthropologue Malek Chebel. Car il est indéniable que le Coran entérine et autorise l'existence de l'esclavage (à cet effet s'en reporter comme référence à la sourate XVI, Les abeilles). Le Coran en la matière ne diffère en rien des textes bibliques qui fondent les deux autres monothéismes. 
 

La loi islamique ou charia considère qu'en pays d'islam, seuls sont esclaves les enfants d'esclaves et les prisonniers de guerre. Elle autorise d'autre part la réduction en esclavage de quiconque provient d'un pays non musulman. Et c'est pourquoi aujourd'hui avec l'Etat Islamique en Syrie et en Irak il y a maintenant plusieurs marchésaux esclaves, dont les deux plus grands sont toujours celui de Mossoul rejoint par celui de Racca en Syrie. Un commerce que cet état islamique se doit de réglementer. L'agence de presse Iraqinews s'est procuré une affichette qui fixe le prix de base des femmes en fonction de leur virginité supposée et de leur âge. Une réglementation bien établie d'un marché bien régulé. Il est étonnant d'y constater que les prix établis pour ce commerce sont assez modérés, si on les compare au prix des chèvres et des dromadaires vendus sur ces mêmes marchés : il faut en effet débourser environ 10 € pour une chèvre, 200 à 300 pour un dromadaire. Ces derniers étant dans l'échelle de valeur supérieurs à une femme quelque en soit l'âge. En effet sur cette affichette, placardée aux entrées des marchés on trouve les tarifs : 


Fillette de 1 à 9 ans : 200 000 dinars (138 euros) 
Fille de 10 à 20 ans : 150 000 dinars (104 euros) 
Femme de 20 à 30 ans : 100 000 dinars (69 euros) 
Femme de 30 à 40 ans : 75 000 dinars (52 euros) 
Femme de 40 à 50 ans : 50 000 dinars (35 euros)


Constatons que les femmes de plus de 50 ans ne sont pas commercialisées car certainement considérées impropres à "l'usage" que veulent en faire les acheteurs, sachant d'autant plus que leur prix ne justifierait pas leur nourriture et le coût du transport pour les acheminer du lieu de capture au marché. Toute cette horreur est calculée sur des plans de rendement qui feraient rougir certains actionnaires de nos grandes sociétés capitalistes... Parmi ces femmes considérons que les plus chanceuses se sont converties à l'islam et que les autres, la majorité, ont été égorgées. 
L'Organisation État islamique, dans un document daté du 16 octobre relevé sur un site arabe par CNN, rappelle la loi : "Chacun doit se rappeler que mettre en esclavage les familles d'infidèles et marier leur femme est un aspect fermement établi de la loi islamique". 


Aujourd'hui

Aujourd'hui

Hier
Hier
Hier

Hier

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