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Un bon article que signe Jacques Munier sur le site de France Culture... sur l'affaire inquiétante des agressions sexuelles de masse à Cologne lors de la nuit de la Saint Sylvestre.

 

On commence à soupçonner derrière les agressions très organisées que des femmes ont subies dans plusieurs villes d’Allemagne à la St. Sylvestre une nouvelle stratégie de déstabilisation du terrorisme islamiste

 

Une stratégie qui semble avoir déjà été expérimentée en Suède à l’occasion d’un festival de musique, en 2014 et 2015, et que la police vient de révéler à la faveur des agressions à Cologne et dans d’autres grandes villes du pays, comme Hambourg ou Francfort. Ces menées bien orchestrées – on a retrouvé des papiers indiquant aux agresseurs la traduction d’insultes sexistes ou de parties du corps féminin – sont le fait d’hommes jeunes, le plus souvent demandeurs d’asile ou sans-papiers et originaires du Moyen-Orient et du Maghreb. Ils ont opéré en bandes, plusieurs centaines d’individus, en s’acharnant sur des femmes isolées ou même en couple à la sortie de la gare de Cologne, ce 31 décembre. Je cite Jean-Paul Picaper dans le Figarovox : « On craignait des attentats terroristes, des kalachnikovs, des explosions... Pas ce type d'agression de masse! 153 policiers étaient postés devant la gare de Cologne, et une quarantaine à l'intérieur. Des bandes se sont formées, rassemblant près d'un millier d'hommes: ils ont inventé un nouveau genre d'agression. » Les conseils subséquents de la maire de Cologne, ont plongé la journaliste du Figaro qui recueillait l’interview – Eléonore de Vulpillières – dans des abîmes de perplexité... Henriette Reker estimait en effet préférable en toute circonstance et face à un individu potentiellement menaçant « de garder une certaine distance, plus grande que la longueur d'un bras », elle « qui avait déjà été blessée au couteau par un homme qui lui reprochait son laxisme sur les migrants. Une longueur de bras, c'est très facile à franchir, surtout pour un agresseur qui a le bras long! » ajoute le politologue, correspondant du quotidien pendant 26 ans, qui rappelle qu’Alice Schwarzer, « la plus connue des féministes allemandes a jugé que la politique d'intégration n'a été qu'un faux semblant et que le communautarisme se développe de plus en plus en Allemagne. Selon elle, ce qui est arrivé le 31 décembre à la gare de Cologne est du même ordre que les agressions sexuelles qui se sont produites place Tahrir au Caire, de 2012 à 2014. » Et surtout c’est en adéquation avec la stratégie de violence sexuelle de l’État islamique sur ses territoires, et dont il aurait entrepris de développer de nouvelles formes en manipulant les migrants en Europe. L’enquête en cours devrait nous éclairer sur ce point, qui mettrait au jour une facette nouvelle et non revendiquée de la guerre sournoise ou déclarée menée sur tous les fronts par l’organisation islamiste.

 

Une chose est sûre, en Allemagne, tout a changé à l’égard des migrants, comme le montre Frédéric Lemaître dans Le Monde 

 

La classe politique, l’opinion et la presse s’accorde pour reconsidérer la question. Der Spiegel le résumait en un titre samedi : " Cologne, c'est le début de la fin du politiquement correct ". « Tout a basculé depuis que sont connues les exactions commises durant la nuit de la Saint-Sylvestre, note le journaliste. Durant les premiers jours, les autorités politiques mais aussi la presse ont semblé hésiter à indiquer la nationalité des agresseurs, au point que certains ont parlé de " conspiration du silence ". Mais ensuite, le balancier s'est inversé et les médias comme les responsables politiques ne se sont plus intéressés qu'au statut de ces agresseurs. Etaient-ils étrangers ? Des réfugiés ? » La semaine dernière, Sigmar Gabriel, président du SPD et vice-chancelier, avait même pris l'aile gauche de son parti à rebrousse-poil en déclarant au journal Bild que " toutes les possibilités du droit international " devaient être utilisées pour " renvoyer les demandeurs d'asile criminels dans leur pays d'origine ". Et Dimanche, il s'est dit favorable à ce que l'Etat impose aux réfugiés la ville où ils doivent s'installer, pour éviter qu'ils ne se retrouvent tous dans des grandes agglomérations. L'ambiance est d'autant moins à l'indulgence envers les étrangers, réfugiés ou non, qui ont agressé les femmes – poursuit Frédéric Lemaître dans Le Monde - que, selon Heiko Maas (SPD), ministre de la justice, ces violences n'avaient rien de spontané. " Quand une telle horde se rassemble pour enfreindre la loi, cela semble planifié, d'une façon ou d'une autre. Personne ne me fera croire que cela n'a pas été coordonné ou préparé ", a-t-il déclaré, sans plus de précision, à l'édition dominicale de Bild. » Les jours qui viennent devraient nous en apprendre davantage.

 

Jacques Munier

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