Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

Aujourd'hui 26 avril je me souviens de mon intervention à Kiev, le 21 septembre 2015 – «L’histoire du jumelage des villes de Fontenay-sous-bois en France et Brovary en Ukraine est très longue. Depuis 29 ans nous réalisons différentes missions culturelles, sociales et éducatives », a expliqué Michel Tabanou, l’adjoint au maire responsable des relations internationales lors d’une conférence de presse à l’Ukraine Crisis Média Center. « L’histoire de la coopération humanitaire entre nos deux villes a commencé à la fin des années 80 : après la catastrophe de Tchernobyl, Fontenay-sous-bois a accueilli plus de 400 enfants ukrainiens en convalescence et nous avons lancé un programme d’echange entre les écoliers des deux villes».
Aujourd'hui 26 avril 2016 est la date anniversaire de la catastrophe de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Trente ans. Le réacteur 4 explose et c'est le début d'une nouvelle ère où un certain déni s'est installé en niant que c'est une catastrophe nucléaire toujours en cours avec une population malade, des mensonges, une nature altérée et un réacteur toujours menaçant. Depuis trente ans un appareil de désinformation est mis en place comme en France avec le fameux Professeur Pellerin, directeur du Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants, qui intervient à de nombreuses reprises pour minimiser la menace sanitaire. Aucune distribution de pastilles d’iode n’aura lieu, et – contrairement à ce qui s’est passé chez nos voisins européens. La honte française avec cet "expert" qui s'accorde avec ses collègues sur un bilan de victimes qu'il faut absolument minimiser. En France tous les rapports ont été enterrés... alors que nous savons comme en Corse que le nombre de maladies thyroïdiennes a considérablement augmenté! Alors que penser de l'ampleur du déni en Ukraine et dans les pays voisins? En Biélorussie par exemple où l'Institut de recherches sur les maladies héréditaires et congénitales a été fermé par l'Etat. Pour minimiser le nombre de victimes les autorités jonglent et attribuent les décès, les troubles et dégradations de l'état de santé des populations... au stress, à l’alcoolisme, à la radiophobie et à  la détérioration des conditions économiques et sociales dans les régions concernées! 
Alors que près de 3,5 millions de personnes vivent toujours dans des zones contaminées en Ukraine, 2 millions au Bélarus et 2,7 en Russie. Certains radioéléments projetés en masse lors de l’explosion, toujours présents dans les sols, sont entrés dans la chaîne alimentaire, comme le Césium 137 et le Strontium 90, dont les effets nocifs ne prendront fin que d’ici trois siècles. L’accumulation du Césium 137 dans l’organisme va de pair avec une augmentation spectaculaire du taux de cancers et de pathologies cardiovasculaires, en particulier chez les enfants, mais atteint aussi l’ensemble des systèmes des organes vitaux. Elle provoque également des malformations congénitales, cancers et leucémies, maladies neuropsychiques, endocriniennes, ophtalmologiques, infectieuses ou auto-immunes, augmentation de la mortalité périnatale.
Voilà ce à quoi aujourd'hui je suis contraint de penser. Je songe également à mes amis de la brigade de Sapeurs Pompiers de Brovary et à leurs anciens  qui ont laissé leur jeunesse en 1986 sur le site de la centrale; ces pompiers mobilisés... ces "liquidateurs" au nombre de 600000! Près de 80% sont aujourd'hui morts. Je pense à ces amis survivants d'un choc nucléaire que nous devrions inviter à Fontenay pour témoigner devant les générations futures de ce cataclysme qui n'en finit pas de tuer et de menacer toute espèce vivante. Témoigner du nucléaire, ce vice, ce tueur invisible, comme on le fit dans nos écoles pour l'horreur de la déportation. C'est à cela que je pense aujourd'hui et définir un projet municipal pour accueillir le chef de la brigade de sapeurs pompiers de Brovary et son adjoint, tous les deux liquidateurs et survivants, à Fontenay est nécessaire pour sensibiliser nos enfants, les fontenaysiens sur ce danger. Gageons que l'on m'en donnera les moyens. 

Partager cet article

Repost 0