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Dans la nuit du 21 au 22 avril 1961, quatre généraux français tentent de soulever les militaires stationnés en Algérie et les Pieds-noirs dans un effort désespéré pour maintenir l'Algérie à l'intérieur de la République française. C'est le putsch d'Alger. Il va piteusement échouer en quatre jours.
 

Le dimanche soir 23 avril 1961 le général de Gaulle apparaît en uniforme à la télévision et lance des mots qui font mouche : «Un pouvoir insurrectionnel s'est installé en Algérie par un pronunciamiento militaire. Ce pouvoir a une apparence : un quarteron de généraux en retraite... Au nom de la France, j'ordonne que tous les moyens, je dis tous les moyens, soient employés pour barrer la route de ces hommes-là... J'interdis à tout Français et d'abord à tout soldat d'exécuter aucun de leurs ordres...».


Quarteron ou une question de vocabulaire pour affiner le sens donne pat le discours de de Gaulle: le mot «quarteron» désigne habituellement un quart de pièce ou un enfant de blanc et mulâtre ; plus rarement, il est employé de façon ironique comme synonyme de quatuor, groupuscule ou petit groupe de personnes. Il s'est acquis aujourd'hui une notoriété avec l'emploi par de Gaulle en 1961 pour fustiger les factieux.


Cette petite note de rappel historique pour placer un paragraphe du tract PS distribué hier par un quator de militants sur le parvis de la mairie en avant-première de l'élection de Jean-Philippe Gautrais. Distribution qui a suscité chez les nombreux assistants de ce Conseil Municipal exceptionnel rire et répulsion tant le moment et la méthode étaient déplacés et mis sous le signe du refus de notre légitimité agrémenté d'une rage continuelle affinée par le port d'œillères qui n'en finit pas de rabaisser l'horizon politique de ce PS autrefois acteur vivifiant de la vie politique de notre cité. Certes il leur fallait se mettre sur la pointe des pieds pour se hisser au niveau de la salle du conseil et se faire entendre d'une salle dont ils ont étés exclus et où le vrai débat politique entre municipalité et opposition, cette diversité républicaine née des urnes se déroulait. 

 

Mais ce qui est indigne dans ce tract c'est ce rapprochement hideux, ce jeu trompeur, médiocre et essentiellement haineux avec une formule empruntée à un moment trouble de notre histoire... Le quarteron des généraux factieux et le quarteron des élus socialistes mis sur un plan d'égalité! Il fallait de l'audace et c'est à cette audace pour reprendre Audiard que l'on reconnaît Bedouret le signataire de cette infamie qui se prend à défaut d'avoir été élu maire de Fontenay selon ses ambitions pour le général de Gaulle dénonçant à juste titre les comploteurs, les putschistes de cette extrême-droite fasciste résolus en 1961 à abattre, à renverser la République. De l'audace ar son assertion nous assigne à une troublante comparaison, à une écœurante assimilation qui souligne l'indignité républicaine de ces distributeurs de tract. Ces individus jouent sur un glissement progressif de la sémantique pensant pouvoir jouir de ce plaisir en allusion à Robbe-Grillet... Leur histoire politique est un nouveau roman, fictionnel abusif car établir ce raccourcis entre quatre élus d'un scrutin républicain à des généraux putschistes et fascistes résolus à abattre la République est odieux, inqualifiable et dénote le peu de respect de ces individus pour le verdict républicain des urnes. Ils se sont écartés du chemin de la décence politique, de la bienséance des rapports qui naturellement doivent s'établir dans une société démocratique. Vivre ensemble est leur barrière mentale, leur point de rupture avec le dialogue qu'il sied aux républicains de mener. 
 

Mais ce n'est pas le seul écart à souligner. Je tiens également à souligner que ce n'est pas en 2013 que nous avons été exclus de ce parti mais bien en 2014 sur une notification datée par la commission nationale des conflits. Je chipote...mais c'est la réalité qui est encore travestie par ce secrétaire bien habile à tromper son public. Et quand à l'utilisation soi-disant frauduleuse de la dénomination de notre groupe socialiste de la majorité municipale ( Fontenay Socialiste ) il en est de même et la création bien tardive en 2015 d'une association éponyme se voulant rallumer les feux d'une association éteinte depuis deux décennies par un ancien élu n'est qu'un artifice supplémentaire pour accréditer ce mensonge. Je sais que c'est leur cheval de bataille, leur credo, le support qui nourrit leur détestation, leur retour psychanalytique à l'enfance et qu'il leur faille assumer leur complexe œdipien pour exister. Ils s'exonèrent ainsi de cette nécessité d'absolue d'introspection politique pour discerner les raisons de leur échec. À mi-voix je vous l'avoue m'en satisfaire tant je sais que s'empêtrer dans cette posture accentue le ridicule de leur entêtement. Seul accroc peut-être, mais gardons nous de le révéler haut et fort, c'est qu'ils renforcent par ces positions notre opposition de droite à moins que cette section ne poursuit les desseins honteux d'un parti qui après avoir égaré la nation par des promesses non tenues s'en tient à tenir des positions politiques de plus en plus libérales et éloignées de ses origines sociales. 

Mais tout cela n'est que faribole et gesticulation en comparaison qui fait raison de l'élection de Jean-Philippe Gautrais comme Maire de Fontenay et qui nous annoncé hier son ambition de poursuivre notre programme et d'en parfaire les contours avec d'importantes nouvelles dispositions qui le réactualise pour se rattacher encore plus aux souhaits des fontenaysiens et surtout pour le rapprocher toujours plus de leur intérêt général. 

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