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Ce début de semaine a été marqué par un crime odieux au cœur de notre ville. Une femme est morte selon les premières informations rapportées par le Parisien suite à un cambriolage qui aurait mal tourné. Il n'a pas fallu longtemps pour que notre opposition s'en remette à l'incomplète information journalistique pour d'une part relater le crime et d'autre part à la lecture de certains commentaires du post Facebook de trouver un bouc émissaire idéal en accusant la municipalité sur sa légèreté supposée au regard des questions de sécurité publique. J'en veux pour exemple les lignes suivantes: 


"Le moment n'est pas à la polémique ou aux débats sur la sécurité dans notre ville, mais il est certain qu'il faudra soulever une fois encore la question" - oui le moment n'est pas à polémique mais ceci dit très vite les commentaires du post se sont lâchés de façon polémique pour déverser leur haine politique de la municipalité. En témoignent ces extraits: " Il est évident qu'un moment ou un autre il faudra parler des problèmes de sécurité à Fontenay sous Bois, ils ne sont pas nouveaux malheureusement, mais est ce que le nouveau maire en a vraiment la volonté, personnellement j'en doute quand je vois ce qui se passe dans mon quartier qui est le même que celui du maire, pauvre Fontenay sous Bois, une ville à survivre." Un autre: " C'est vrai qu'à Fontenay sous Bois parler " sécurité " c'est comme dire un gros mot, il ne faut surtout pas en parler. A Fontenay sous Bois tout le monde sait bien qu'il n'y a aucun problème, alors pourquoi oser parler sécurité." " ce que j ai vu j ai trop peur on est pas rassuré"


C'était aller trop vite en besogne car le coupable de cette "insécurité publique" est aux arrêts. Car c'est un crime, un drame conjugal. C'est le mari de la victime. Il n'y a pas à larmoyer sur une supposée déficience politique de la municipalité. Il n'y a pas à avoir peur  d'un laisser aller et d'une supposée liberté insouciante laissée à une délinquance en essor dans une ville abandonnée par les pouvoirs publics. Il n'y a ni pourris, ni problème de sécurité publique dont il serait tabou de parler et surtout de "gros mots" sous entendu pour enrober une dérobade sécuritaire que l'on nous attribue avec légèreté et complaisance. Mais en revanche l'exploitation de ce drame conjugal nous révèle qu'il existe il existe une terrible insécurité qui prend les habits de la précipitation interprétative d'un fait d'hiver pour organiser et laisser se propager l'idée d'une déficience politique et surtout laisser traîner la sale rumeur - toujours difficile à circoncire - d'un laisser aller municipal pour faire naître un sentiment de défiance envers le maire et son équipe et les transformer en coupables idéaux, en boucs-émissaires de tous les maux d'une nature des rapports sociaux en pleine déliquescence. Certains commentaires n'honorent pas le débat public. Cette façon de faire est contraire à la bienséance républicaine.

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