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Katia Bengana assassinée pour un refus. À 16 ans, l'âge des poètes comme l'écrivait Rimbaud. Un refus de la folie de ceux qui n'ont que le seul désir de voiler la liberté, d'étouffer les consciences. C'était en 1995 en sortant de son école de Meftah, en Algerie. Elle devait avancer avec prudence pour protéger ses cheveux, ses formes et ses jambes qui constituaient la préoccupation des gardiens désœuvrés du nouvel ordre religieux imposé par le GIA qui venait d'établir la décennie sanglante. Elle était aux yeux de ces fanatiques une moutabarridja; ce terme coranique idéologiquement galvaudé pour signifier "dévergondée". Toujours et toujours cet bassesse à vouloir salir la vie. Avertie, c'est à dire l'utilisation de ce stade toujours annonciateur du crime à venir, celui de la terreur pour faire ployer la victime : le wa’dh ( conseil  et exhortation ). Ce stade dépassé vient celui de  l'impatience des assassins qui précipite la victime au stade ultime du dharb ( coups ), en l'occurrence le coup de fusil à bout portant! C'est radical, c'était en Algerie. Il y a eu Katia Bengana, Djamila Matoub, Nabila Djahinine, Amel Zenoune Zouani, et tant eh tant d'autres. Une histoire quelconque, si quelconque d'un bout de tissu ordinaire...

Ne jamais oublier, le monstre obscur est toujours en éveil

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