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"Quand les blés sont sous la grêle 
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles au coeur du combat commun." Aragon.


Cet extrait de poème de Louis Aragon illustre bien le péril devant lequel la gauche, ou du moins ses dirigeants, va se placer pour être absente au second tour des présidentielles. Hamon, Mélenchon, Jadot, des chefs avec des états majors de sous-chefs et une troupe de soldats encadrés par des sergents aboyeurs jouent leur avenir, leur position avec une posture où nous, ce nous étant cet ensemble de d'individus, de gens, d'hommes et de femmes, de citoyens, de républicains, allons être pris en otage de leur incurable cécité. Maladie infantile qui prépare un suicide collectif auquel je ne veux pas participer tant j'aspire à ne pas voir s'effondrer un modèle social que détricote le libéralisme. Je veux encore pouvoir espérer à plus d'égalité, à plus de confort social et moral et surtout ne plus me résoudre à devoir affronter des exigences nourries d'intolérance alors que je sais à quelle épaisseur de papier à cigarette se mesure la différence qui peut m'opposer à Hamon ou à Mélenchon. Ne pas prendre en compte ce paradigme, cette mesure nous mènera ostensiblement vers le durcissement des positions, vers une incontournable bunkerisation pour in-fine nous entraîner vers le précipice alors que des milliers de français sont en droit d'attendre un avenir non obstrué.

Agir ainsi servira la précarité de chacun et de chacune et notre casse sociale s'accélérera. Aujourd'hui les présidentielles sont le champ d'expérimentation de la dispersion et qu'en sera-t-il demain en 2020 aux municipales si en coupant/collant la même stratégie? Comment demain gagner ou conserver des municipalités d'union si perdure ce sentiment d'exclusion qui intoxique à en mourir la gauche? Je pense bien à regret que les blés sont fauchés par cette mauvaise grêle et que la récolte est pour longtemps ajournée à moins que tous les anonymes que nous sommes puissions faire porter nos voix contre ces stratégies des chefs, sous-chefs et petits soldats vociférateurs d'auto-certitudes - quelque soit leur cantine - et leur faire valoir que nous ne sommes pas une mauvaise chair à suffrages. 

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