Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Je désire dans ce nouveau post présenter un portrait établi dans Midi Madagasikara de Bearisoa Rakotoniana qui nous a fait l'honneur d'assister à notre commémoration le 2 avril à Fontenay-sous-Bois des 70 ans de l'Insurrection malgache de 1947. Il fut l'avant veille l'organisateur en Sorbonne d'un colloque de haut niveau universitaire: " économie et Insurrection de 1947".  

Pendant les moments partagés à Fontenay notre collectif fontenaysien Zovy - Vorona - Afo a pris la décision de développer un travail de réflexion commun avec Bearisoa Rakotoniana et son association  Réseau Fivoarana Développement pour initier dans l'avenir des actions communes de sensibilisation sur la question et situation malgache au niveau des collectivités territoriales et cela d'autant plus que quand on regarde le dernier rapport d'activité de l'Agence française de développement (AFD), l'opérateur principal de l'aide, l'engagement financier atteint 8,3 milliards d'euros. Mais sur cette somme, seulement 210 millions sont dédiés au financement des projets des pays les plus pauvres sous forme de subventions. La France privilégie les prêts vers les pays intermédiaires qui peuvent rembourser. Mais elle mobilise très peu de crédits budgétaires sous forme de subventions pour les pays les plus pauvres. Les crédits diminuent depuis plusieurs années consécutives. Ils représentent 0,36 % du revenu national brut, loin de l’objectif de 0,70 % fixé par l’ONU. 

 

" Be, Bearisoa, Bearisoa Rakotoniaina ou encore Prince, des fois Printsy est de la moule MFM, et ancien meneur de grève d’Ankatso. Actuellement chercheur associé au Centre Roland Mousnier qui est non seulement un des centres de recherche très réputé de la Sorbonne, mais aussi une Unité mixte de recherche (UMR) 8596 du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), il ne cesse de sortir des productions scientifiques et fait toujours l’honneur de l’université malgache dans ses interventions à Paris. L’article de notoriété internationale « Les enjeux énergétiques à Madagascar de 1958 à 1972 : l’exemple du pétrole » dans un ouvrage collectif paru en France et l’organisation du colloque sur la Presse malgache à La Sorbonne constituent des exemples. Pour ce jeune chercheur, le devoir d’histoire reste indispensable afin de dresser le bilan de notre Indépendance, 56 ans déjà, et de mieux assurer l’avenir. « Avec le temps, le risque est grand de perdre les repères qui ont balisé la trajectoire de la société » confirme-t-il. « Le plus grand danger est la tendance de la majorité de nos concitoyens de désigner toujours la colonisation comme source de notre pauvreté. Ce qui nous rend irresponsable devant notre retard en matière de développement ». Après un diplôme de Maîtrise en Sciences de la documentation, de l’archivistique et de la muséologie à l’Université d’Antananarivo, en 2003, il a obtenu le DESS, option « Analyse et politiques de la relation : formation-emploi » à l’Institut d’étude du développement économique et social (IEDES) à Paris, lequel se spécialise sur les études du développement, notamment dans les pays du Sud. Il a effectué son stage pratique au siège de l’UNESCO sur l’éducation de base dans les pays en voie de développement. Il s’est intégré par la suite à l’Ecole doctorale de l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV). Après son DEA en 2005, il a travaillé sur les relations économiques et financières entre la France et Madagascar dans la première décennie de l’indépendance. Il a décroché son doctorat en 2010 avec la mention maximale : très honorable avec félicitations unanimes !

Dans la vie de tous les jours, c’est un amateur des chansons de Mahaleo et de Johnny. Il est très impliqué dans la vie associative. Ce qui s’explique sans doute par son éducation chez les frères lassalliens de l’Institution Sainte Famille à Mahamasina et par sa jeunesse de disciple de Baden Powell (Tily). « Le point commun de ces deux organes éducatifs réside dans le développement chez les jeunes, le service des autres et la loyauté envers le pays ».

Le profil de leader est bien visible sur cet ancien meneur de grève estudiantine et c’est pour cette raison que le recteur de l’époque, Ralaisoa Emile, le qualifie d’avoir un « comportement fonceur », lu dans un courrier administratif. Depuis 2010, le Réseau Fivoarana Développement, association qu’il dirige, promeut chaque année une culture ou une partie de l’histoire de Madagascar, sous forme de fête populaire, afin de rassembler les Malgaches d’andafy autour de la fête nationale et de contribuer au rayonnement de la Grande Ile à l’extérieur. A Madagascar, le RFD met en œuvre chaque année un projet de développement comme la construction d’école. Bearisoa Rakotoniaina attend depuis 2012 sa titularisation à l’Université d’Antananarivo pour qu’il puisse s’installer définitivement à Madagascar. Pour le moment il n’assure qu’une mission d’enseignement au Département de sociologie à chaque vacance d’été et à titre de vacation. "

 

 

Portrait de Bearisoa Rakotoniana, chercheur au CNRS et à la Sorbonne, ex leader étudiant
Portrait de Bearisoa Rakotoniana, chercheur au CNRS et à la Sorbonne, ex leader étudiant

Partager cet article

Repost 0