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Qui à Fontenay n'à jamais croisé une de ses oeuvres? Qui peut encore ignorer ces sculptures totems,  ces grands personnages extraits de nos vieux arbres qu'il a placé au coeur de notre ville pour nous inviter à la renaissance, pour nous familiariser avec l'art dans l'espace public et surtout introduire à un rapport étroit entre la nature et l'art, à une lecture symbolique de notre humanité au coeur d'une urbanité minérale. Qui ne connaît Fabrice Brunet à Fontenay? Fabrice Brunet habite cette ville comme une âme un corps. Et tous les jours je le remercie pour ce don à la ville. Oui l'oeuvre de Fabrice Brunet est un don. 

Ce don se comptabilise en 9 sculptures monumentales dans la ville. Sculptures réalisées dans le but donner une deuxième vie à des arbres malades , mais aussi faire en sorte que l'art profite à tous, initiés ou profanes. Ces 9 sculptures se décomposent ainsi, sans ordre chronologique:
1 sculpture en remerciement du soutien de la ville (expo Salpétrière 2014 parc de la hauteur, centre de cardiologie) située dans le parc de l'hôtel de ville et surplombant l'église Saint Germain. C'est une magnifique pièce enracinée de 5 mètres de hauteur face au prodigieux panorama sur Paris et son proche alentour. Ensuite ce sont ces 3 sculptures dans l'école Jules Ferry que les enfants connaissent bien. Plus discrètes il y a ces 5 sculptures enracinées dans le parc des Franciscains (un lieu qui serai à mon sens idéal pour continuer sereinement son travail , accompagné de Mao) parc n'accueillant pas de public ! On y admire ce Saint François parlant aux loups et aux oiseaux.

Ce décompte oublie, en toute conscience,  l'ensemble monumental qui orne l'Espace Gérard Philipe et qui a accueilli des visiteurs de renom. Il est à noter que pour son agenda 2017 la ville n'a pas manqué d'en orner la couverture avec placé sur le rebord du toit de l'espace Gérard Philipe ce personnage scrutant l'horizon comme une vigie qui cherche les contours d'une île à aborder. Et mentionnons aussi ces figures plantées sur les terres-pleins de place du General De Gaulle. 

Tout le monde connaît cet artiste au contact chaleureux qui nous réconcilie avec l'art et la nature. Mais savez-vous combien la fragilité du rapport administratif met ou a pu mettre en peril certaines certaines de ces oeuvres? Savez-vous que ce n'est que grâce à cette chaîne de solidarité, d'amitié et même de complicité que nos employés communaux de l'entretien de nos parcs et jardins ont pu sauver les pièces placées au carrefour de la place du général de Galles et de l'avenue Louison Bobet? Pièces arrachées et laissées à l'abandon,  à la déchéance par les employés d'une entreprise privée d'entretien des espaces verts et récupérées par nos communaux désireux de sauver cet art livré à la barbarie de l'inculture. C'est cette pièce qu'il a nommé  La porte du dragon (terre-plein central) du pont a86, fendue dans toute sa largueur et retrouvée au sol par les communaux des espaces verts. Autour de Fabrice et de son oeuvre s'est développée une vraie chaîne d'amateurs et de défenseurs de ces personnages qui deviennent avec le temps familiers.  Autour de Fabrice s'est développé un intérêt croissant pour son oeuvre à tel point qu'il expose à Paris dans le parc du groupe hospitalier de la Pitie-Salpetriere. Il y a réalisé 8 sculptures auxquelles il faut ajouter 5 sculptures dans la cour d'honneur face au bâtiment Mazarin. Sa prochaine intervention est prévue à Montbard (Côte d'Or) dans le parc Buffon, pour les 34 ème journées du patrimoine européen les 16 et 17septembre 2017. Il realisera, tout comme à Fontenay 4 sculptures enracinées. Montbard c'est la ville de Buffon et de Daubenton. Cette création sera en  partenariat avec le Jardin des Plantes et le Museum d'histoire naturelle.

La sculpture, son art, est pour Fabrice une histoire naturelle. Mais aujourd'hui une oeuvre essentielle est en danger administrativement.  Cette oeuvre monumentale s'étend dans les jardins de notre espace Gérard Philipe. Elle est menacée d'expulsion au seul argument de réglementations administratives qui peuvent être facilement renégocié es ou aménagées sans avoir recours au commandement de retrait, à la brutalité. Je vous déjà les critiques qui vont l'assaillir et les arguments fallacieux du type "mais tu sais combien nous l'avons aidé... il faut qu'il conprenne" Non je veux plus entendre cela,  un artiste n'est pas à enfantiliser ainsi. Et il n'est pas aussi une danseuse que l'on se paie à moindre frais pour honorer ou faire valoir un attachement à l'art. 

Je connais cette oeuvre et je refuse l'aveuglement réglementaire et l'acharnement thérapeutique qui menace cette oeuvre. C'est une oeuvre qui pourrait prendre la direction d'un parc privé d'un grand collectionneur désireux de l'acquérir.  Mais Fabrice par attachement à notre ville refuse ces avances et aujourd'hui cette oeuvre est menacée. Je voudrais que la chaîne de solidarité par sa force vienne à faire reculer l'hydre administrative. J'en appelle mon collègue élu à la Culture à prendre les devants face à cette mauvaise pièce de théâtre qui s'écrit. Il faut que monsieur le Maire qui après son élection s'en était allé rendre visite et se faire photographier avec Fabrice Brunet prenne la considération de cette oeuvre qui aujourd'hui est inscrite par sa symbolique,  sa beauté comme un patrimoine municipal tout comme d'ailleurs la grande fresque qui orne notre salle des débats du Conseil Municipal et qui plaisait tant à Louis Bayeurte.  Il nous faut reagir, et Ensemble nous le pouvons, nous le devons. 

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