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Mon intervention au Conseil Municipal sur le don de 6000 Euros en direction des sinistrés de nos îles antillaise victimes d'Irma.

 

Nous allons voter un don pour nos deux îles des Antilles dévastées par Irma. Ces îles sont françaises et les interventions de solidarité sont du domaine de l’Etat qui se doit où que ce soit de veiller à l’unité nationale, à l’intégrité du territoire et de tout engager pour les secours, les soins, les hébergements, le fonctionnement des services publics et la reconstruction. Nous avons allons décider de voter une aide en passant par le biais de la solidarité citoyenne et l’engagement de deux ONG. Je voudrais ici rappeler un fait important sur ce type d’engagement en prenant exemple, à l’international sur les effets de tels dons généreux.  En Haïti près le tremblement de terre, les ONG internationales ont collecté des millions de dollars avec la promesse d’assurer l’aide aux victimes du séisme et ensuite de reconstruire le pays. Aujourd’hui, même des personnalités reconnues sont très critiques vis-à-vis des interventions des ONG. On peut même avouer que ’il existe une preuve de l’échec de l’aide internationale, c’est Haïti » Le bilan des ONG est catastrophique. Pour être juste, certaines ont accompli un travail remarquable mais, d’une façon générale, les ONG ont manqué à leur engagement vis-à-vis des Haïtiens. Les ONG n’ont pas dépensé les sommes énormes qu’elles ont collectées. La Croix Rouge, par exemple, a recueilli 479 millions de dollars de dons pour Haïti, mais n’en a dépensé ou engagé dans des projets que 245 millions.

Les ONG ne coordonnent pas les secours. Elles sont toutes engagées dans une compétition capitaliste pour la collecte des dons et leur préoccupation est d’estampiller leurs actions de façon distincte pour pouvoir annoncer leurs « réussites » à leurs donateurs. En conséquence, dans le meilleur des cas, les ONG fournissent tout un tas de services incohérents aux sinistrés. Dans le pire des cas, elles gardent sous le coude des sommes ahurissantes.

En dépit de l’humanitarisme qu’elles professent, ces ONG ne résolvent en rien la catastrophe, au mieux, elles atténuent les effets de cette catastrophe dans les pays où elles opèrent. Dans la mesure où elles et le capitalisme néolibéral sont entremêlées, elles ne peuvent pas dénon­cer, et ne le feront pas, les origines systé­miques de la pauvreté dans le Tiers Monde qui  trans­forment des catastrophes naturelles en catastrophes sociales. Elles sont en fait complices du problème. Ainsi, elles tiennent un commerce florissant à mettre des pansements sur les blessures mortelles que leur infligent leurs donateurs néolibéraux.

 

Je vais conclure cette intervention de mise en garde en appelant non pas à réviser le choix des deux ONG choisies, l’une qui croit au ciel l’autre qui ne croit pas pour satisfaire les envies de certains de citer Aragon, qui ont fait leur preuve. Je veux surtout éveiller le Conseil sur la diversité possible des choix et de ne pas toujours s’arrêter sur les têtes de gondoles du marché solidaire. Pourquoi ne prendre l’initiative par exemple de  participer à la reconstruction avec de petites unités comme celle des Architectes  sans Frontière qui sur divers point d’intervention comme aux Philippines après les 5000 morts causés par un cyclone tropical ont pu entamer des reconstructions adaptées aux foyers les plus pauvres, les plus touchés et éradiquer ces bidonvilles où se trouvent le plus grand nombre de victimes.

Je vous remercie

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