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Dans un post je vous faisais part de mon intention de vous relater mes impressions sur l'exposition Raoul Dufy au Musée d'art moderne de la Ville de Paris.

Je m'y colle aujourd'hui car de temps à autres il faut prendre ses distances avec le micocosme politique pour limiter les dégats collatéraux sur les petits neurones et retrouver non pas un chemin apaisant mais l'identification aux questions essentielles que ne cesse de se poser l'humanité par les interrogations posées par la création culturelle. La journée d'hier était celle anniversaire de l'Armistice et j'ai constaté que dans le dialogue interne PS l'agressivité gratuite était de mise. Je ne veux en rien accepter que l'on puisse distribuer des coups pour la seule raison du triomphe des idées ou des ambitions. Alors sur la route du Congrès et de la succession locale je me pose sur le bord et regarde les véhicules s'embouchonner dans des rocades et des giratoires complexes.

Donc retrouvons Dufy et justice lui est rendue par cette merveilleuse exposition au Musée d'art moderne de la ville de Paris. Il faut nettoyer son esprit, comme en politique, de tous les avis sans appel, de tous les Verdicts du Monde de l'art Contemporain, des sectarismes de chapelles. Il faut mettre en avant le plaisir et se laisser dire Comme David Hockney "qu'à chaque fois qui j' ai vu une toile de Dufy, je l'ai aimée" Cette exposition dans son déroulement nous fait suivre l' homme avec les tableaude aux rouge fauve de Martigues, les dessins et gravures, les coupons de tissus et papiers peints. On remonte du Havre et de la baie de Sainte-Adresse ce long fleuve de vie où a su naviguer la création de Dufy. Confidence: Dufy ouvre la voie.

J'ai retrouvé dans ses tableaux une part par exemple de Wharol par le jeu des balayages des applats de couleur! Subjugué! par ce jeu où la lumière se disloque en faisceaux qui traversent les objets, par la dimension structurelle des rehauts, par les répartitions rythmées des formes stylisées et les arabesques d'écritures. Dufy préfigure avec des décennies d'avance le pop art des années 60. Et dans la série des Cargos comment ne pas y déceler les prémices des toiles de Jean-Michel Basquiat et je vois bien des petits côtés proche de Sigmar Polke. La touche de Dufy ne s'embarrasse pas de complexes et de concepts: elle est pure et naturellement expressionniste dans son immédiateté. Le geste y est couleur et lumière spontanée comme invocation à la vie. Je voudrais tant poursuivre ce dialogue d'absolu que Dufy nous propose et trouver cette révélation à l'homme de sa nature morale et qui lui impose de travailler à son plein épanouissement.

Vous comprennez alors que l'on puisse détaler, jambes à son cou, pour fuir l'étroit costard taillé par le politique où pour nombreux l'acculturation scarifie le quotidien par une singulère force d'attraction. Mais je sais bien que j'aurais quelques résonnances positives à ce post et que ma visite au musée trouvera une vivante prolongation.

Tag(s) : #CULTURE

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