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Durant ces vacances j’ai eu le loisir d’aller voir en avant-première un film merveilleux qui avec subtilité et humour décalé nous conte la terrible histoire de l’expulsion massive des palestiniens en 1948 et la vie des rares restés sur leur terre dans leur maison et qui sont devenus des arabes israéliens et qui ont perdu beaucoup d’identité… Ces maisons volées ( 850000 personnes ), ces biens spoliés qu’il est interdit légalement encore aujourd’hui au citoyen israélien de restituer !!! Et les arabes israéliens ne peuvent devenir propriétaires, par une transaction privée, de biens déclarés « vacants » en 1948 ! Ce film c’est «  Le temps qu’il reste » de Elia Suleiman, primé à Cannes et qui va sortir sur les écrans le 12 août. Dans le plus pur style du réalisateur, le film raconte l’histoire de sa famille à travers la perte de la Palestine, la guerre, l’abdication et la résignation, sans hésiter à glisser vers des moments loufoques, surréalistes décidément, dérapages poétiques propres au cinéaste et qui sont si révélateurs de la réalité. On se surprend à rire, mais le fond de l’humeur est triste, et je pense particulièrement à ce plan où le cinéaste filme sa mère tant vieillie, se recueillant en elle-même sous des feux d’artifices qui auront remplacé les tirs d’artillerie… Il y a beaucoup de nostalgie dans ce beau film, de cette nostalgie d’une époque où il était encore possible de croire, époque si peu lointaine finalement…

Je ne comprendrais jamais qu’un peuple puisse être meurtri ; spolié. Et encore moins lorsque cela résulte des faits et agissements d’un autre peuple broyé par l’intolérance absolue. Il est vraiment temps que cela change et que du côté de cette terre là , je suis naïf, la paix et la quiétude puisse faire vivre les hommes.

Tag(s) : #CULTURE

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