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Ce soir l'élan social libéral illustré par Patrice Bédouret reçoit Chérèque qui s'il avait dirigé un syndicat il y a un siècle les travailleurs n'auraient jamais obtenu le 1er mai chômé ni les congés payé en 36 car ils les ont obtenu sauf erreur par la grève. Chérèque l'homme des deal avec Raffarin, avec les gouvernements. Rappelez vous c'était en 2003:

"Il est 4h30 du matin, le 15 mai 2003. François Fillon, ministre des affaires sociales du gouvernement Raffarin, vient de perdre une partie décisive. Après dix heures de négociation sur la réforme des retraites, les syndicats claquent la porte. "Le compte n’y est pas" tranche François Chérèque, le leader de la CFDT, sur lequel le gouvernement compte pour faire passer la réforme : les syndicats les moins hostiles au projet gouvernemental, la CFDT, la CGC et la CFTC, disent être allés "au bout de leurs possibilités". Les ministres aussi.

Matignon reprend la main au petit matin. " On ne peut pas faire une réforme des retraites sans la CFDT", répète Jean-Pierre Raffarin. Il le fait à nouveau savoir à François Chérèque. Invité de Jean-Pierre Elkabbach, sur Europe 1, le numéro un de la CFDT accuse réception du message : "Si le gouvernement fait un geste, dit-il, nous sommes prêts à faire l’autre."

 

A midi, François Fillon reçoit à nouveau M. Chérèque. "Fillon lâche la proposition sur la retraite avant 60 ans pour les carrières longues que devait faire Raffarin", se souvient un proche de l’ancien premier ministre. Le coût du dispositif, estimé alors à 1,3 milliard d’euros, doit permettre à 200 000 personnes, ayant commencé à travailler à 14, 15 et 16 ans, et ayant travaillé quarante ans de partir avant l’âge légal de la retraite, toujours fixé à 60 ans. Un nouveau rendez-vous est fixé à 17 heures, au ministère du travail avec l’ensemble des syndicats, sauf la CGT, qui refuse de s’y rendre.

Dans l’intervalle, François Chérèque est reçu discrètement, dans l’après-midi, par Jean-Pierre Raffarin. Le premier ministre abat ses deux dernières cartes secrètes. Il propose d’améliorer le régime général pour les infirmières libérales : François Chérèque, issu du milieu hospitalier, apprécie. Et le premier ministre s’engage à "soutenir" la CFDT sur le régime des intermittents du spectacle.

 

Carrières longues, infirmières, intermittents : François Chérèque accepte le " deal " et se rend aussitôt à la réunion prévue au ministère du travail. Il en sort, une heure plus tard : " C’est un compromis acceptable. " Le front syndical est rompu. Il est 18 h 30, ce jeudi 15 mai."

 

Voilà qui apporte son soutien à Patrice Bedouret ce soir! Voilà qui Préside son comité de soutien! Le candidat social-libéral est comme François Hollande en décalage complet avec les attentes des Françaises et des Français. Tout comme le Président ce candidat accepte dans le débat social presque exclusivement les revendications du Medef. Il se satisfait que le gouvernement  lâche 30 milliards au patronat comme il a lâché 20 milliards il y a un an. On en est à 230 milliards d'euros d'aides et d'exonérations sans qu'on puisse en mesurer l'efficacité. C'est un véritable assistanat; ce mot si prisé des sociaux-libéraux lorsqu'il s'agit de brocarder entre autre les fonctionnaires, les territoriaux... Aujourd'hui nous ne sommes plus dans une politique d'aides aux entreprises dont on pourrait attendre un retour sur emploi, sur les salariés. Les socialistes touchent au socle du financement de la protection sociale issu du CNR en estimant que le travail ne peut plus payer le hors travail. En étant finance parle budget la politique familiale servira de variable d'ajustement et ne garantira plus un accès égalitaire à un droit... Tous ces abandons sont soutenus par Patrice Bedouret. Il en signera d'autres et le cœur de son action municipale sera animé, alimenté par ces doctrines libérales où la solidarité  sera jugée selon l'exigence d'une rentabilité, d'une faisabilité comptable! Ce soir à Brel le candidat de l'élan social libéral assisté par François Chérèque va soutenir le pacte d'irresponsabilité sociale; ce deal personnel entre François Hollande et Pierre Gattaz; ce pacte qui comprend des mesures déjà utilisées ailleurs en Europe et qui ne sont pas concluantes. Aujourd'hui les entreprises françaises bénéficient de 200 milliards d'euros d'allègement de charges par an. C'est dix fois le déficit annuel des retraites! Le patronat bénéficie de largesses économiques, il est un assisté. Et Chérèque et Bedouret et Carvounas petit flic de l'excomunication des militants socialistes fidèles au discours de Bourget seront de cette danse antisociale sur le plateau de la scène de Jacques Brel!

Le 23 mars en portant vos suffrages sur Fontenay pour Tous et Jean-François Voguet vous ferez acte de Résistance. 

 

 

 

 

 

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