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Pour votre information un coupé-collé de ce qui est paru dans la Dépêche du Midi au sujet de la sortie de route!

 

 

Le directeur de la colonie de vacances de Poncirq qui s'est livré à des dérapages contrôlés au volant d'un minibus pour amuser les enfants sera jugé en correctionnelle, a indiqué lundi le procureur de Cahors, Eric Séguin. "Il fera l'objet d'une procédure classique de comparution devant le tribunal correctionnel pour blessures involontaires par manquement aux obligations de sécurité", a déclaré le procureur.

Avant cela, des responsables de la colonie de vacances pour enfants de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) devront être entendus. Outre la conduite dangereuse, le directeur de la colonie de vacances a conduit sans permis adéquat le minibus qui était également en surcharge, a relevé le procureur. Le jeune homme a été entendu par les gendarmes, puis remis en liberté après une garde à vue dans la nuit de vendredi à samedi.

Le dossier judiciaire sera transmis cette semaine au parquet de Créteil. La mairie de Fontenay-sous-Bois (Val de Marne), qui gère le centre de vacances, envisage de porter plainte contre son directeur. Les enfants, qui sont âgés de 9 à 12 ans et dont les plus touchés souffrent d'une fracture au bras et d'une clavicule cassée, sont retournés samedi soir à Fontenay-sous-Bois.

8 enfants blessés dans l'accident


Le séjour des petits de Fontenay-sous-Bois en vacances à Pontcirq devait normalement prendre fin samedi. La colonie n'a pas tardé a lever le camp discrètement après l'accident du minibus survenu vendredi soir.

Désert. Il n'y a plus âme qui vive dans le centre de vacances de la ville de Fontenay- sous-bois à Pontcirq. Le séjour lotois des petits colons de la banlieue Est de Paris devait, déjà, prendre fin, normalement samedi, les événements de la veille, avec cet accident du minibus sur le site même du centre, a accéléré la fin des vacances. La colonie a levé le camp très discrètement, et la trentaine d'enfants est repartie en car vers le Val de Marne.

Les circonstances de l'accident du minibus vendredi soir (voir la dépêche d'hier) dans lequel huit enfants de 9 à 12 ans et leur moniteur ont été blessés dont deux plus sérieusement souffrant de fractures , suscite toujours l'étonnement à Pontcirq. Ayant eu connaissance des faits, le maire du village, Thierry Chatain avait tenu, samedi matin, à en savoir davantage directement auprès des responsables du centre de vacances : « J'ai trouvé des gens peu bavards, pas vraiment fiers de ce qui s'était passé. Le directeur n'était pas là et je n'ai pas vu les enfants ». Le Renault Trafic gris cabossé qui transportait onze enfants au moment de l'accident, a disparu du paysage. C'est au volant de ce véhicule que le chauffeur, se serait amusé à faire des dérapages sur un chemin de castine en pente. Au final la « cascade » se terminera par deux tonneaux.

Le centre de vacances se trouve un peu à l'écart du village. Les liens existent mais ne sont pas très fréquents. « Normalement, explique le maire de Pontcirq, le responsable du séjour se présente en début de saison. Ce fut le cas en juillet, par contre en août, je n'ai vu personne. Les gens du centre de vacances ont, malgré tout, participé à la course pédestre de Pontcirq le 8 août dernier ».

Suites judiciaires et administratives

Il y aura des suites judiciaires concernant des manquements à la sécurité. Le responsable du centre qui a passé la nuit de vendredi à samedi en garde à vue à la gendarmerie, devrait comparaître devant le tribunal correctionnel.

Il y aura, aussi, des suites administratives comme nous le confirmait, hier le sous-préfet de Figeac, Mohamed Saatallah : « J'ai saisi les services de la Direction de la cohésion sociale et de la protection sociale (ex Jeunesse et Sports) pour qu'ils mènent, parallèlement à l'enquête judiciaire, une enquête administrative ». À la demande du représentant de l'État, l'administration va tenter de mettre au clair les circonstances de l'accident et de déterminer les responsabilités. « Il pourrait y avoir des sanctions, prévient le sous-préfet. Dans l'échelle des sanctions possibles, Mohamed Saatallah, rappelle que la condamnation disciplinaire peut aller jusqu'à la suspension provisoire du directeur du centre de vacances.

La ville réagit

«Dès vendredi soir, indique la mairie de Fontenay dans un communiqué, des cadres de la Caisse des Ecoles demandaient à la gendarmerie de Catus de diligenter une enquête pour connaître les causes de cet accident. Dès samedi matin, les parents étaient informés et le soir, comme prévu, les enfants arrivaient gare d'Austerlitz où l' adjointe au maire, les accueillait et rassurait les parents. D'après les premiers éléments de l'enquête, le directeur de ce centre aurait conduit le mini car d'une façon tout à fait inappropriée dans l'enceinte même du centre. S'il s'avère qu'il s'agit d'une faute professionnelle, la ville prendra toutes les mesures qu'elle estime nécessaires.»

Tag(s) : #Fontenay

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