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  • : Une culture du socialisme avec Michel TABANOU

QUI SUIS-JE?

  • TABANOU
  • Une culture du socialisme avec Michel TABANOU
  • Homme
  • 11/06/1953
  • Culture photographie arts plastiques Madagascar art contemporain
  • Né à Tananarive,1953. PS depuis 1971 et Secrétaire de Section Fontenay s/bois de 2003 à 2008. 2e adjoint au Maire.Prés. Membre CA de la FNCC. Centre d'art Immanence,Paris.Réseau TRAM. Conseil Politique campagne de G. Rajemison

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FAITS DE SOCIETE

Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 10:12

stationnement.jpg

 

Photo un peu irréelle dans sa tonalité mais c'est que le sujet l'est également. Nous sommes ici aux abords de l'espace Gérard Philipe et à toute proximité de l'entrée du Parc des Carrières. Une rue toute re-aménagée avec un stationnement adapté. Et toute l'irréalité réside dans le fait qu'il y a disponibilité matérielle de stationnement et cela en opposition aux assertions virulentes que certains  font circuler sur notre déficit de réflexion sur ce sujet. Cette photo a été prise mercredi  à une heure lambda et nous nous sommes amusés, moi-même et mon collègue Marc Brunet, à souligner cette contradiction. Nous avions par ailleurs chacun un véhicule garé à proximité! On peut bien entendu m'opposer que je suis tombé sur un moment d'exception et j'en suis effectivement bien conscient. Mais l'excès exprimé sur ce sujet par certains déjà en campagne m'a entraîné à vouloir en corriger l'outrance par la publication d'un document contradictoire.

Par TABANOU - Publié dans : FAITS DE SOCIETE
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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 10:19
C'était le 8 mai dernier au carré militaire du cimetière de Fontenay-sous-Bois. Une allocution prononcée pour la commémoration du 8 mai 1945, jour  de la capitulation de l'Allemagne nazie. J'introduisais ce discours par l'actualité terrifiante en Allemagne avec l'ouverture du procès d'une néo-nazie qui s'était rendue coupable de l'assassinat odieux d'immigrés turcs et grec ainsi que d'une policière. Le rappel aussi de l'arrestation d'un criminel nazi, gardien tortionnaire du camp d'Auschwitz, âgé de plus de quatre-vingt dix ans. Je continuais en présentant les dangers des extrêmes droites nationalistes en période de crise et rappelais que le nazisme est arrivé légalement au pouvoir par une élection! J'ai mentionné ma crainte des exclusions violentes, de l'homophobie distillée par une droite sans complexe lors du débat sur le mariage pour tous...
J'ai évoqué toutes les résistances et dénoncé la coupable collaboration des Laval et Pétain et j'ai souligné l'impensable esclavage du STO dont notre nation n'a jamais été dédommagée!
Des témoins de cette cérémonie m'ont demandé de publier cette vidéo et je les remercie pour leur attention. D'autres sont venus me témoigner spontanément leur émotion et qu'ils en soient vivement remerciés! Ils se reconnaîtront. 
Par TABANOU - Publié dans : FAITS DE SOCIETE
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Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 11:36

Voici un texte pubié par Jimmy Carter qui  a été président des États-Unis de 1977 à 1981. C'est un document témoagnage de poids pour appuyer le combat mené au nom de l'égalité entre les hommes et les femmes. Il est celui du courage de la Conscience et de la Raison opposés à l'obscurantisme dogmatique du religieux.

 

Les femmes et les filles sont victimes de discrimination depuis trop longtemps à cause d’une interprétation faussée de la parole de Dieu.

Toute ma vie, j’ai été un chrétien pratiquant et j’ai été diacre pendant de nombreuses années. J’ai aussi enseigné les textes bibliques pendant longtemps. Tout comme des millions d’autres personnes dans le monde entier, je trouve dans ma foi une source de force et de réconfort. Ma décision de quitter la Convention baptiste du Sud (1), dont je faisais partie depuis une soixantaine d’années, a donc été douloureuse et difficile. Elle est cependant devenue inévitable pour moi lorsque les dirigeants de la Convention, citant quelques versets de la Bible soigneusement choisis et affirmant qu’Ève a été créée après Adam et qu’elle était responsable du péché originel, ont édicté que les femmes devaient être « soumises » à leur mari et qu’elles ne pouvaient pas être diacres, pasteures ni aumônières des forces militaires.

L’idée selon laquelle les femmes seraient en quelque sorte inférieures aux hommes n’est pas le propre d’une seule religion ou croyance. Beaucoup de confessions interdisent aux femmes de jouer un rôle égal à celui des hommes. Fort malheureusement, cette opinion a également cours à l’extérieur des murs des églises, mosquées, synagogues ou temples. Depuis des siècles, cette discrimination qu’on attribue de façon injustifiable à une Puissance supérieure sert de prétexte pour priver les femmes de droits égaux à ceux des hommes partout dans le monde.

Sous sa forme la plus répugnante, la croyance que les femmes doivent être soumises aux désirs des hommes sert à justifier l’esclavage, la violence, la prostitution forcée, la mutilation génitale et l’adoption de lois nationales qui ne classent pas le viol parmi les crimes. Mais elle prive aussi des millions de filles et de femmes de tout contrôle sur leur propre corps et sur leur vie, en leur interdisant un accès équitable à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à toute influence dans leur collectivité.

Ces croyances religieuses se répercutent sur tous les aspects de notre vie. Elles expliquent pourquoi dans beaucoup de pays on scolarise les garçons avant les filles, pourquoi on dicte aux filles qui elles épouseront, et à quel moment et pourquoi la grossesse et l’accouchement comportent des risques énormes et inacceptables pour beaucoup de femmes privées des soins de santé les plus élémentaires.

Dans certaines nations islamiques, on restreint la liberté de mouvement des femmes et on les punit pour un bras ou une cheville exposée. On les prive d’éducation et on leur interdit de conduire une voiture ou de postuler un emploi au même titre que les hommes. Si une femme est violée, elle est souvent considérée comme la coupable et sévèrement châtiée.

Le même raisonnement discriminatoire explique l’écart salarial persistant entre les hommes et les femmes et la faible présence féminine parmi les élu-es dans les pays occidentaux. Si les racines de ce préjugé plongent au plus profond de notre histoire, ses effets se font néanmoins sentir tous les jours. Du reste, les filles et les femmes ne sont pas les seules à en pâtir : ce préjugé nous cause du tort à tous. Il n’est plus à démontrer que l’argent investi pour améliorer le sort des femmes et des filles rapporte beaucoup à la société. Une femme instruite a des enfants en meilleure santé. Elle est plus susceptible de veiller à ce qu’ils aillent à l’école. Elle gagne un meilleur salaire et l’utilise pour subvenir aux besoins de sa famille.

En un mot, toute société qui exerce une discrimination à l’endroit de la moitié de sa population se nuit à elle-même. Nous devons contester ces attitudes et pratiques intéressées et dépassées, comme cela se fait actuellement en Iran, où les femmes sont à l’avant-garde du combat pour la démocratie et la liberté.

Je sais cependant pourquoi beaucoup de chefs politiques hésitent à s’aventurer sur ce terrain miné. La religion et les traditions sont des sujets sensibles, voire explosifs, qu’il est risqué de remettre en question. Mais les autres "Elders" (Anciens) (2) et moi-même, qui sommes issus de nombreuses confessions religieuses et de différents milieux, n’avons plus à nous soucier de remporter des élections ou d’éviter les controverses, et nous sommes profondément déterminés à combattre l’injustice partout où elle se trouve.

"The Elders" (3) forment un groupe indépendant d’éminents leaders mondiaux rassemblés par Nelson Mandela, ancien président de l’Afrique du Sud. Ils mettent à profit leur influence et leur expérience pour promouvoir la paix, s’attaquer aux principales causes de la souffrance humaine et défendre les intérêts communs de l’humanité. Nous avons décidé d’attirer l’attention tout particulièrement sur la responsabilité qui incombe aux chefs religieux et ancestraux pour ce qui est de garantir l’égalité et le respect des droits humains. Nous avons récemment rendu publique la déclaration suivante : « Il est inacceptable d’invoquer la religion ou les traditions pour justifier la discrimination contre les femmes et les filles, comme si cette discrimination était édictée par une Puissance supérieure ».

Nous exhortons tous les leaders à contester et à modifier les enseignements et les pratiques néfastes, même profondément enracinés, qui justifient la discrimination contre les femmes. Nous demandons, en particulier, que les chefs de toutes les religions aient le courage de reconnaître et de souligner les messages positifs de la dignité et de l’égalité que toutes les grandes religions du monde partagent.

Les versets des Saintes Écritures soigneusement choisis pour justifier la supériorité des hommes sont davantage tributaires de leur époque et de leur lieu d’origine que de vérités intemporelles. On pourrait tout aussi bien trouver dans la Bible des passages pour justifier l’esclavage et la soumission face aux tyrans.

Je connais aussi, dans ces mêmes Écritures, des passages qui décrivent avec vénération des femmes dotées de qualités de chef exceptionnelles. Au début de l’ère chrétienne, les femmes étaient diacres, prêtresses, évêques, apôtres, professeures et prophètes. Ce n’est qu’au IVe siècle que les chefs chrétiens dominants, tous des hommes, ont déformé et faussé le sens des Saintes Écritures afin de perpétuer leurs positions privilégiées dans la hiérarchie religieuses.

Le fait est que les chefs religieux masculins avaient - et ont encore - le choix d’interpréter les enseignements divins de manière soit à exalter les femmes, soit à les asservir. Or, pour des fins purement égoïstes, l’immense majorité d’entre eux ont choisi la deuxième option. C’est dans la persistance de ce choix que réside le fondement ou la justification d’une bonne part des persécutions et des mauvais traitements infligés aux femmes partout dans le monde. Cela va manifestement à l’encontre non seulement de la Déclaration universelle des droits de l’homme mais aussi des enseignements de Jésus-Christ, de Moïse et des prophètes, de Mahomet et des fondateurs d’autres grandes religions, lesquelles prescrivent toutes le traitement convenable et équitable de tous les enfants de Dieu. Il est grand temps que nous ayons le courage de remettre ces idées en question.

Notes

1. La Convention baptiste du Sud est une église chrétienne des États-Unis. Avec 16 millions de membres (2012), c’est la plus grande église baptiste au monde, et la première congrégation protestante des États-Unis.(Source : Wikipedia)
2. The Elders dans le texte original. "Anciens, Aînés ou Sages".
3. NdT : Nom officiel du groupe Global Elders, appelé aussi The Elders : organisation non gouvernementale fondée par Nelson Mandela en 2007. Elle regroupe des personnalités publiques reconnues comme Homme d’État, activiste politique pour la paix et avocats des droits de l’homme.

 Version originale : Losing my religion for equality, The Age National Times, 15 juillet 2009.

Par TABANOU - Publié dans : FAITS DE SOCIETE
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Dimanche 12 mai 2013 7 12 /05 /Mai /2013 18:15

Mon blaze c’est Yimbi Kumma, rappeur Soninké, de père Soninké et de mère Peul. J’ai grandi entre le Guidimakha et Nouakchott. Depuis 2004 je suis engagé dans le rap pour porter la parole de la jeunesse et de toutes les personnes sans voix. Je suis un homme engagé et porté sur la modernité avec les valeurs de justice et d’équité de notre société multi séculaire. C’est la raison pour laquelle je me permets aujourd’hui de dire qu’il est temps de passer aux actes et non pas de rester sur des paroles en l’air. Ce message est dirigé en premier à la nouvelle génération pour dépasser leur complexe et vers toutes les personnes éprises de paix et de l’unité pour notre cher pays la Mauritanie.

Actuellement, au Guidimakha, les descendants des victimes de l’esclave ou de condition servile n’ont pas les mêmes droits que d’autres personnes se disant nobles.

Les mauritaniens antiesclavagistes et autres amis de notre pays doivent retenir que l’esclavage existe bel et bien chez les maures, mais aussi bien dans les autres communautés négro-africaines et en particulier dans la communauté Soninké . Dans cette communauté ; l’on est esclave de père en fils et même après la mort, les esclaves sont enterrés dans des cimetières séparés. Il n’est pas nécessaire de dire ici la complexité de la stratification de la société Soninkéet de ses valeurs conservatrices depuis la nuit des temps.

Après la désignation Me Hamdi Ould Mahjoub à la tête de l’Agence Takhadoum de lutte contre les séquelles de l’esclavage ainsi que de son secrétaire général M.Sidi Maouloud Ould Brahim, le pouvoir vient de coopté M. Camara Moussa Seydi Boubou comme président du conseil d’administration de cette structure. Aucune action dans le domaine de la lutte contre l’esclavage ou de ses séquelles au Guidimakha ou ailleurs dans notre pays n’est à mettre à l’actif de M. CAMARA Moussa Seydi Boubou ou à un autre de cette caste de privilégiés par ascendance.

Il est à rappeler ici, l’actualité de la question de l’esclavage et/ou des personnes de condition servile dans la communauté Soninké, dont notamment la propriété des terres non résolues àCoumba N’Daw, à Diaguily … et aussi, du dictat des Soniké Tounka Lemu pour lesquelles le sieur et l’élite susnommés se sont illustrés par leur silence complaisant. Leur implication dans les campagnes de dénigrement de cadres non assimilés aux nobles ou des castes, comme le cas le plus connu fut celui de la nomination de M. Timéra Boubou par l’ancien régime de Ould Taya.
Il est utile de souligner que la création de l’Agence Takhadoum de lutte contre les « séquelles de l’esclavage » est le résultat du combat de plusieurs décennies de femmes et d’hommes épris de paix et de justice, dont le fer de lance a été et sont les Haratine.
Ceux qui devaient conduire la mise en œuvre du programme de cette structure, auraient été des personnes connues pour leur probité intellectuelle, morale et leur engagement pour cette cause, qui prend aujourd’hui une ampleur sans précédent dans la vie de nos populations laissées pour compte dans la périphérie des grandes villes comme Nouakchott, Nouadhibou, Rosso, Kaédi, Kiffa… et les villages. D’autant que, des cadres de hauts niveaux, engagés dans la lutte contre l’esclavage et l’injustice se trouvent par milliers dans nos administrations publiques et parapubliques.
Il apparait qu’en Mauritanie, que seuls les fils de grandes tentes ou de grandes cases sont promus par les différents régimes et ceux de l’indépendance de notre pays à ce jour.

La nouvelle génération décomplexée et assumant leur héritage pour l’inscrire dans la république, doit prendre en charge cette réalité pour l’éradiquer dans le pays et en particulier dans la communauté Soninké et de donner un coup fatal aux vieux réflexes de domination « d’élus » par l’on sait par quel démons.

Les descendants d’esclavagistes avec leur éducation de préséance ne peuvent apporter de solutions significatives à la question de l’esclavage et encore moins à ses séquelles, et ceux quel que soit leurs études académiques ou diplômes et/ou leurs expériences professionnelles dans tous les corps de métiers. Ils sont les garants de l’ordre ancien qui préserve et perpétue l’esclavage dans forme les plus abjects.

J’appelle les médias, les artistes, les associations et la population à nous soutenir pour une grande manifestation en 2014 à Nouakchott pour la CITOYENNETÉ. Je demande à tous les mauritaniens de répondre à cet appel car nous sommes un pays qui doit rester unis et indivisible.

Enfin, je lance un appel solennel au président de la République mauritanien qui est le seul ayant la possibilité de régler ce problème de discrimination qui règne dans le pays. Le Guidimakha comme la Mauritanie n’appartient pas à une seule famille mais à l’ensemble de la population vivant sur son sol.

Papa Coulibaly dit Yimbi Kumma


Membre d’ARMEPES-France

Par TABANOU - Publié dans : FAITS DE SOCIETE
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Dimanche 12 mai 2013 7 12 /05 /Mai /2013 17:47

 

Cérémonie du 10 mai commémorant l’abolition de l’esclavage. Je n’y étais pas. Mais y être et relater le fait par un commentaire lénifiant, bateau, n’étant pas le modèle maison je m’en tiendrai à un évènement essentiel, le jour même, avec  le discours de François Hollande qui mérite que l’on s’y attarde.  Oui la république est née avec le combat contre l’esclavage. La république a aboli en 1794 et 1848. Sont de par la Loi esclavagistes l’Ancien Régime et l’ Empire. Pas de repentance et encore moins de réparations au menu du discours présidentiel. Les réparations ? Se borner au refus de la réparation financière et se détourner de la réparation morale est une erreur. Il est pourtant des réparations financières à envisager car les repentances ont  laissé libres les esclavagistes. Réparation financières d’industriels ayant constitué leur fortune sur l’esclavage, réparation financières de « grandes familles » qui toujours aujourd’hui pour certaines demeurent influentes ou appartiennent aux classes dirigeantes. Voyez des iles comme la Réunion où l’économie était tenue par des familles comme les  Desbassayns, les Coat de Keveguen,les Poivre d’Arvor,… Je veux citer le cas des frères de Villèle qui se lieront avec les filles de la fameuse Mme Desbassayns, l'une des six grandes fortunes de l'île. L'une des descendantes épousera à son tour un jeune métropolitain salarié d'une usine sucrière: J.-S. d’Armand de Chateauvieux et près de deux siècles plus tard, un héritier, J. de Chateauvieux est à la tête de la plus grosse entité économique de l'île: le groupe Bourbon, qui a définitivement rompu avec le sucre - et dernièrement avec la grande distribution - pour se concentrer sur ses activités maritimes, bien loin des côtes réunionnaises. Des dynasties du sucre et de l’esclavage s’entrecroisent comme les Bellier de Villentroy qui cousinent avec les Adam de Villiers, les Boyer de la Giroday ou de Heaulme...L'empire Kerveguen avec D. le Coat de Kerveguen débarqué à Bourbon pendant la Révolution, qui se mariera deux fois, avec de très riches jeunes filles, et donnera à sa propriété une ampleur inégalée: en 1860, son fils Gabriel possède plus de 3 000 hectares, 1 500 esclaves, 16 usines et introduit même sa propre monnaie sur son domaine.   Chateauvieux, Lagourgue, Kerveguen... ces dynasties, un jour, ont eu entre leurs mains les destinées de l'île. Elles ont possédé des milliers d'hectares de terre, employé des centaines d'esclaves, sont entrées en affaires ou en politique, en sont ressorties grandies ou anéanties. Quand est-il aujourd’hui par rapport aux descendants d’esclaves ? Il faut pouvoir comme aux Etats-Unis où des lois obligent des entreprises à révéler si elles avaient tiré un profit de l’esclavage. Ainsi certaines contribuent à financer des programmes sociaux… Il faut pouvoir aujourd’hui nommer les responsabilités, nommer les familles. Il faut entreprendre le travail de fond de la mémoire. Il faut que l’Etat s’emploie à développer un grand musée de l’esclavage et pas seulement en Guadeloupe mais ici en métropole. Il faut faire ce travail culturel et d’éducation. Il faut permettre  aux hommes et femmes issus du monde ultra-marin  de rentrer enfin dans l’histoire. Il faut en terme de réparation développer le budget de la culture et de l’éducation sur les questions liées à la mémoire, à l’histoire… Il faut retrouver les généalogies, les traces des noms, retrouver les territoires d’origine, retrouver les identités liées à ces territoires perdus, retrouver les hérédités. Il ne faut pas fuir ce travail, il ne faut pas entrer dans la confusion qui fait dire au chef de l'Etat que l'intervention au Mali est une autre manière pour la France d'être solidaire! Car le Mali est une terre d'esclavage certes mais au regard de ce crime il faut remettre les pendules de l'histoire à l'heure. Croyez- vous qu'un ultra-marin se sente lavé de ce mal lorsque nous intervenons au Mali? Et qu'en est-il des descendants d'esclavagistes maliens? Je rebondi sur la question du Mali pour dire bien haut qu'

il faut aussi assumer que l’esclavage a été un commerce avec deux parties contractantes : l’acheteur et le vendeur. Il faut pouvoir assumer que l’esclavage est une pratique bien plus ancienne en Afrique que l’arrivée des premiers européens et qu’elle s’est développée et continue à se développer malgré, concernant la France l’abolition de 1848. Aujourd'hui au 21ème siècle alors que les sociétés tendent à une plus grande démocratie et à plus de liberté, dans les cas Mali, du Niger, de la Mauritanie et certainement du Tchad et du Soudan, l’article 4 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 qui stipule que « Nul ne sera tenu en esclavage, ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes » n’est pas encore d’actualité. Les esclaves ne sont plus achetés ou revendus mais continuent de subir les pires formes d’exploitation et d’humiliation. Tous les attributs du droit de propriété s’exercent sur eux. Même si ces états ont tous aboli l'esclavage, jusqu'à très récemment en Mauritanie! Je vous invite à consulter les travaux de l’association TEMEDT qui lutte inlassablement pour éradiquer l’esclavage et les discriminations afin de donner un espoir réel aux victimes au Mali. C'est édifiant. Je prépare pour le blog un papier sur cette situation en vue d'apporter un soutien à ces infatigables abolitionnistes qui luttent contre le poids de traditions, des comportements difficiles à éradiquer. Je parlerai aussi du combat des Haratines de Mauritanie.

Durant le Moyen-âge et les débuts de l'Islam, la traite des Noirs en Afrique ne déboucha pas sur des déportations massives, violentes et traumatisantes des populations. Déjà soumis à des us et coutumes ségrégationnistes, les prisonniers ou les victimes de rapts acceptaient leur condition d'esclave avec résignation. D'autre part, il était vain de se révolter car les marchands d'esclaves étaient armés et ne faisaient pas de quartier. Au début de l'Islam, donc longtemps avant que les îles atlantiques (Madère, Canaries, São Tomé) et l'Amérique ne soient reliées au commerce négrier, des chefs noirs se mirent au service des marchands négriers arabes pour vaincre leurs ennemis et leur fournir des prisonniers. Ceux-ci étaient ensuite revendus comme esclave en Afrique du Nord ou sur les marchés du Moyen-Orient, d'Inde et l'Insulinde (Malaisie, Indonésie, Philippines). Ceci explique pourquoi aujourd'hui nous retrouvons des populations noires dans toutes ces régions. Les marchés d'esclaves se développèrent surtout au Maroc, en Lybie (Tripoli), en Egypte et dans le sud de l'Arabie (Yemen). La traite transsaharienne passait notamment par l'aristocratie Touareg et Mangas qui exportaient principalement les Noirs vers le nord de l'Afrique et l'Arabie. La valeur des esclaves variait selon qu'il s'agissait d'une fille pubère (80 à 100000 cowries, un enfant (60 à 80000 cowries), un jeune pubère (50 à 60000 cowriess) ou un adulte (30 à 40000 cowries).Cette traite débuta avant le commerce triangulaire au XVIeme siècle et finit au XIXeme siècle. Au total, on estime que près de 8 millions d'esclaves furent ainsi déplacés vers l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient entre le VIIIeme et le XIXeme siècle.

Ces marchés d'esclaves possédaient leurs propres caractéristiques. Ainsi, en Afrique subsaharienne le prix des femmes esclaves dépassait celui des hommes car elles étaient plus nombreuses et pour ainsi dire polyvalentes (elles pouvaient s'acquitter des tâches ménagères, être épouse, prostituée, ouvrière, etc..). En revanche, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, le prix des femmes était encore plus élevé que dans la région subsaharienne alors que les hommes esclaves travaillaient également dans l'agriculture et dans l'armée. 

Quant à l'Amérique, les fermiers avaient surtout besoin d'une main-d’œuvre robuste et donc d'esclaves masculins. Mais malgré la maltraitance ou le choix du sexe, rien n'explique qu'il y eut deux fois plus d'hommes que de femmes esclaves dans le Nouveau Monde. Une chose est sûre, les femmes esclaves étaient surtout demandées sur les marchés esclavagistes africains.

Avant 1650, on estime qu'il y eut jusqu'à 10000 esclaves par an exportés en direction des pays musulmans du  Moyen-Orient sinon au-delà. Il y en eut autant exportés vers le Nouveau Monde. Le langage courant à conserver une trace de cette époque; le mot arabe abid qui désigne un serviteur ou un esclave est devenu synonyme de Noir.

Plus de 160 ans après l'abolition officielle de l'esclavage, le 27 avril 1848, des cas d'esclavage sont pourtant régulièrement encore recensés en France. Pour le seul début d'année 2013, cinq procès ont déjà eu lieu en France pour des faits d'esclavage moderne. Le 15 mars dernier par exemple, un homme a été condamné par le tribunal d'Avignon à six mois de prison pour avoir acheté 4.500 euros une jeune ivoirienne, qu'il employait comme domestique. Cet esclavage revêt la plupart du temps un caractère domestique mais il y a celui par rapport aux enfants qui sont amenés à voler, ou à mendier ou encore tout ce qui est autour de l’esclavage sexuel !

Il grand temps de dépasser le stade de la journée commémorative et d’entreprendre le grand travail d’éducation, de culture et cela « carte sur table ». La dimension de recueillement, le 10 mai aura ainsi tout son sens. Voyez vous je n’étais pas présent et je me suis obligé à penser cette heure d’absence par une approche de fond de la question. Aujourd’hui j’attends de voir les réactions aux déclarations de F. Hollande. J’attends les analyses sur la question – j’ai dit analyses et non le chant des grenouilles de bénitier. Il faudra bien que sur cette question ceux qui ambitionnent de diriger la ville prennent part au débat et sortent des schèmes tracés par les états-majors !

PS : il m’est venu en travaillant ce texte l’idée qu’il nous faudrait également demander quelques réparations sur un esclavage qui fit des centaines de milliers de victimes en France lors d e l’occupation allemande : le S.T.O. ! Car jamais nous n’avons été indemnisés de cette traite organisée sur notre sol. Jamais.

Par TABANOU - Publié dans : FAITS DE SOCIETE
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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 09:30

 

Mesdames et Messieurs les Elus, Messieurs représentants les corps constitués, Mesdames, Messieurs,

 

Chers amis,

 

L’actualité nous conforte dans notre volonté de donner un sens à cette célébration de la capitulation de l’Allemagne nazie. En effet par un cruel raccourci de l’histoire le nazisme vient encore de marteler nos libertés par une présence criminelle insupportable, une intrusion violente du racisme et du déni de la démocratie. J’en veux pour exemple l’ouverture lundi 6 mai du procès à Münich de Beate Zschäpe. Criminelle néonazie accusée de complicité d’assassinat pour avoir participé à l’exécution sommaire de huit Turcs et d’un Grec entre 2000 et 2006 et d’une policière en 2007… Ce procès s’ouvre alors que les actes de violence néonazie sont en augmentation et que selon les ONG plus de 150 crimes racistes ont été commis en Allemagne ces deux dernières décennies.  Faut-il encore mentionner l’arrestation lundi d’un homme âgé de 93 ans qui avait été déporté des États-Unis pour avoir menti au sujet de son passé nazi. Arrêté par les autorités allemandes, qui l’accusent d’avoir été un gardien au camp de concentration d’Auschwitz. Hans Lipschis a été appréhendé après que des procureurs ont conclu qu’il existait des «preuves irréfutables» qu’il avait été impliqué dans des crimes perpétrés à Auschwitz pendant qu’il y était, de 1941 à 1945. Environ 1,5 million de personnes, surtout des juifs, ont péri à Auschwitz.

 

Comment donc au regard de ces faits ne pas s’inquiéter aujourd’hui que des groupes criminels nostalgiques du IIIe Reich  vouent un culte immodéré à la Princesse Nazie, âgée de 83 ans, fille de Himmler et figure incontournable de l’Association  Stille Hilfe ( Aide silencieuse ) qui soutint les nazis pourchassés pour leurs crimes. C’est sous cette menace et devant ce Mémorial de la Liberté que nous célébrons le 8 mai 1945, jour de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie, marquant ainsi la fin de la seconde guerre mondiale.

 

Il y a 68 ans le 8 mai 1945 le Maréchal Keitel signait la reddition de l’Allemagne Nazie face à la coalition des alliés. Ce jour historique la présence de la France en la personne du Maréchal de Lattre de Tassigny représentait le courage de ceux qui firent le choix de la Résistance…  de celui qui croyait au ciel et de celui qui n’y croyait pas… comme l’a chanté Louis Aragon… Représentait notre pays à travers son gouvernement dirigé par le Général De Gaulle et de ce long combat que l’Appel du 18 juin 1940 avait précédé.

 

Cette victoire sur les troupes hitlériennes a provoqué, dans toute l’Europe, un immense espoir : l’espoir de l’avènement d’un monde meilleur car jamais l’horreur n’avait été poussée aussi loin.

 

Hitler et ses sbires avaient créés une société basée sur l’inégalité des hommes, sur des critères raciaux, religieux, politiques, philosophiques, sexuels comme les odieux triangles roses des homosexuels et médicaux eugénistes. Sans exception tous les domaines de la personne humaine étaient visés par cette idéologie.

 

Aux millions de victimes, se sont ajoutés les dizaines de millions de persécutés, les centaines de millions de personnes subissant les privations de liberté.

 

En quelques années, la peste brune s’est abattue sur le monde.

 

En 1933, c’est une élection qui porta au pouvoir le parti nazi. Un programme dit social, autoritaire, excluant des pans entiers de la société allemande. La montée «  légale » du fascisme par le jeu d’une élection doit nous faire réfléchir sur les conséquences du développement et de la banalisation des thèmes d’exclusion et des solutions nationalistes exacerbées et catégoriques pour mettre un terme aux effets économiquement dévastateurs des crises économiques.

 

L’antisémitisme, le racisme étaient au cœur de leur programme. La pureté de la race, la préférence nationale, la peur de l’autre sont  autant de ressorts sur lesquels le fascisme s’installa. L’Occupation allemande facilita l’expression d’un fascisme français nourrit des haines et des ressentiments sociaux par un Pétain et un Laval devenus les chevilles ouvrières, les fourriers du nazisme, les persécuteurs de la nation française, les assassins de la République.

 

Dans la douleur, le sang et les larmes, la clandestinité et l’esprit de résistance finit par l’emporter, le prix en fut élevé. C’est aussi par les combats des français libres partis de Brazzaville en passant par Bir- Hakeim, par le combat des tirailleurs marocains de Monte Cassino, des tirailleurs sénégalais, des bataillons malgaches et du Pacifique, des pilotes de Normandie Niémen, de l’abnégation des commandos Kieffer débarquant à Ouistreham le 6 juin 1944, du sursaut de la République du issue des maquis du Vercors, des anciens des brigades internationales comme ceux du maquis Cévenol de Saint-Etienne Vallée Française qui me sont chers, des MOI comme Manouchian placardés comme métèques sur une sinistre Affiche Rouge, des réseaux anonymes où se sont illustrés des Jean Moulin, des Pierre Brossolette, des Rol Tanguy, du couple Aubrac…

 

Cette victoire, nous la devons aux femmes et aux hommes qui surent dit non, qui refusèrent l’inacceptable. Au plus profond de la nuit de l’occupation, ils eurent le courage et la vision d’élaborer un projet de société. Unis contre le fascisme, certains dès 1936 arrivèrent à s’unir  sur un programme : le programme du Conseil National de la Résistance qui fut l’acte fondateur de notre société, plus que jamais d’actualité quand notre lien social a été dangereusement démantelé.

 

Ce programme a refondé la société sur les bases nouvelles de la solidarité collective, de la fraternité, de l’universalité des droits de l’homme et des libertés démocratiques.

 

Ce travail fut un formidable débat vif, passionné parfois contradictoire mais toujours respectueux des points de vue opposés. Car ils étaient différents, issus de familles politiques, philosophiques, syndicales voire religieuses.

 

L’intérêt de la France fut leur boussole et c’est au nom de cette cause qu’ils parviennent à s’unir jusqu’à la victoire. Nous ne pouvons pas voir, sans inquiétude sérieuse, l’état de tensions qui traversent le monde, l’accroissement phénoménal des injustices et des inégalités, l’ampleur et la profondeur de la crise économique et sociale, la montée des fanatismes et des extrémismes…

 

Comme nous ne pouvons pas voir non plus sans graves préoccupations la remontée, en Europe notamment, de l’extrême droite, parfois relookée mais toujours aussi insidieuse comme le démontre mon introduction par l’évocation de ce procès de Münich.

 

Il me semble qu’il ne faut pas sous-estimer non plus les effets des discours politiciens ambiants qui prospèrent ces temps-ci, qui s’appuient sur les peurs économiques et la colère sociale nées de la crise, qui pratiquent la stratégie du bouc-émissaire et de l’opposition des catégories sociales entre elles, et agitent la peur de l’étranger, la peur des différences comme dernièrement la pente dangereuse de l’homophobie qui sans limite, ouvertement violente refuse l’accès à la légitimité citoyenne du mariage pour tous et toutes.

 

Ces discours là se font, de fait, des relais plus ou moins avoués, plus ou moins des idées obscurantistes  et xénophobes qui font le lit de l’extrême droite… et d’autant plus dangereusement dans une période comme celle que nous abordons.

 

Ils jouent, ce faisant sur les pires ressorts de l’âme humaine en activant la jalousie, la mesquinerie, l’esprit de chapelle et de pré-carré, sans parler de l’agressivité, de l’intolérance à l’autre, de la haine et de la violence.

 

La boite de Pandore qu’ils risquent d’ouvrir a un autre nom : celui que lui donnait Bertold Brecht quand il disait « le ventre est encore fécond d’où est née la bête immonde »…

 

Alors, là encore, il n’y a heureusement pas d’automatisme, ni de fatalité. Parce qu’il en va, d’abord et avant tout, de la conscience et de la volonté des peuples, de la vigilance des démocrates et de l’ensemble des citoyens.

 

C’est cette conscience, cette volonté et cette vigilance que nous nous efforçons de porter tous ensemble, à travers les différentes actions que nous menons avec nos concitoyens … et dans la diversité de ce que nous sommes, de ce que nous représentons les uns et les autres, avec les regards différents que nous avons éventuellement sur les choses…

 

Mais tous, avec la conviction partagée que nous devons opposer le barrage de nos déterminations conjointes pour stopper la réactivation des vieux poisons sur le lit des échéances électorales et construire de nouvelles solidarités face à la logique inhumaine du marché roi et des multinationales, pour faire advenir une société refondée sur les valeurs universelles de justice, de fraternité et de coopération… Ces valeurs qui ont fondé la force rayonnante de notre République, qui ont porté l’espoir des Français après la victoire sur les nazis et la libération… et dont nous poursuivons le combat jour après jour avec l’ensemble de nos concitoyens, avec les associations d’anciens combattants.

 

Il faut donc, plus que jamais, faire preuve de vigilance.

 

Au poison sournois du racisme, de l'antisémitisme, de la xénophobie, sous toutes ses formes, les discriminations sexuelles et du handicap,  nous devons sans relâche opposer nos valeurs républicaines, œuvrer pour détruire les ressorts du désarroi qui pousse certains à se tromper.

 

Cette journée commémorative est devenue un jour férié par la loi du 23 septembre 1981, à la demande du président de la République, François Mitterrand. Elle connut une histoire mouvementée : de jour de commémoration de la fin de la seconde guerre mondiale, le 8 mai devient jour férié le 20 mars 1953, avant de perdre cette qualité par le décret du 11 avril 1959, puis d’être supprimé en 1975 par le Président de la République V. Giscard d’Estaing au nom de la réconciliation avec l’Allemagne. Finalement la commémoration et le jour férié ont été l’un et l’autre rétablis le 1er juin 1981 avec la gauche au pouvoir. Cette journée est l’occasion pour nous de travailler en direction de nos concitoyens, avec les organisations de déportés, d’internés, de résistants et leurs familles, avec la communauté juive, avec les Anciens Combattants et l’ensemble des associations de notre ville pour faire perdurer, le souvenir des suppliciés du nazisme, mais au-delà, pour faire connaître et comprendre les mécanismes qui ont permis à l’horreur suprême d’anéantir plus de 60 millions d’hommes et de femmes et d’enfants.

 

Que vive leur souvenir et que vive la France !

 

 

 

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Mardi 7 mai 2013 2 07 /05 /Mai /2013 19:53

8 MAI 1945 - 8 MAI 2013  dès demain matin vous pourrez prendre connaissance de mon intervention au nom de la Municipalité de Fontenay-sous-Bois lors des cérémonies commémorant la capitulation de l'Allemagne nazie mettant un terme ainsi à la deuxième guerre mondiale, un terme aux atrocités commises au nom de la haine raciale.

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Vendredi 3 mai 2013 5 03 /05 /Mai /2013 13:27

Dernièrement, il y a peu de mois le Sénat entamait un débat sur la suppression du délit de raccolage. Le fond du problème étant l’abolition de la prostitution ou son aménagement. De tout ce débat je veux retenir une prise de position que je trouve déplacée de la part d’une femme et qui est un outrage au combat féministe, au combat des droits de l’homme au sens de l’article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de juin 1793. L’article 18 en effet stipule :

 

 Tout homme peut engager ses services, son temps ; mais il ne peut se vendre ni être vendu ; sa personne n’est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité ; il ne peut exister qu’un engagement de soins et de reconnaissance, entre l’homme qui travaille et celui qui l’emploie.

Cette déclaration est l’œuvre des révolutionnaires montagnards, des Robespierre, des Saint-Just, Marat, Jacques Roux, Babeuf,…

Cette prise de position qui m’emplit de rage est celle de la sénatrice E. Benbassa qui à la question de l’hebdomadaire Elle ainsi formulée :

quelle est votre position concernant l’abolition de la prostitution ?

répondait : C’est du prohibitionnisme. Personnellement, je ne suis pas réglementariste. Je pense qu’il faut mener une lutte contre le proxénétisme avec des programmes de prévention, d’éducation et de réinsertion. Mais les personnes qui veulent exercer la prostitution comme métier, c’est leur problème. Je ne suis pas moraliste. La majorité des prostituées dites « traditionnelles » sont françaises et en auto-entreprise.

 Des françaises en auto-entreprise ! Vomitive classification et justification du commerce des corps avec les ribambelles de macs qui tournoient comme des mouches sur la bonne viande à étaler ! Je veux répondre comme militant humaniste à notre sénatrice avec cet argumentaire:

Abolir la prostitution, c’est un projet de société progressiste

« Vouloir l’abolition du système prostitueur c’est très simple : c’est demander que la société dans laquelle nous vivons affirme haut et fort qu’il n’y a aucun être humain qui puisse être exclu du droit fondamental de pouvoir dire “non” à un acte sexuel non-désiré. »

 

C’est prendre en compte des personnes abandonnées par la société depuis des millénaires

« Vouloir l’abolition du système prostitueur, c’est prendre enfin en compte l’existence de personnes en situation de prostitution, abandonnées par la société depuis des millénaires. »

 

C’est mettre fin à un système marchand violent

« Aujourd’hui, le système prostitueur permet à des hommes maîtres de réseaux de trafics de disposer d’êtres humains, de femmes et d’enfants principalement, d’exercer de la violence sur ces personnes, et de les utiliser comme si elles étaient des marchandises sources de profits sans fin (troisième commerce mondial).

Il permet à des proxénètes qui exploitent et violentent des être humains de s’enrichir.

Enfin, il offre la liberté à des hommes de payer pour acheter le consentement de femmes. Pour dire les choses clairement, il offre à des hommes la possibilité de payer pour acheter l’impunité d’un viol. »

 

Etre abolitionniste, c’est être opposé aux lois du patriarcat et du marché

« Vouloir abolir ce système entre sans doute en contradiction avec les lois du patriarcat et du marché. Et la prostitution ne disparaîtra pas d’un coup de baguette magique. Ce n’est pas parce que l’on pénalisera le client d’une amende qu’il n’y aura plus de clients (comme criminaliser le viol ne l’a pas fait disparaître, mais est-ce une raison pour ne pas le criminaliser ?).

Mais l’achat d’un acte sexuel reconnu comme un délit, le client ne pourra plus prétendre ne pas savoir qu’il paie pour le consentement d’une femme, donc qu’il le viole.

Il y a un moment où la société, si elle veut que chacun-e de ses citoyen-ne-s ait les mêmes droits, la même liberté, le même accès à la justice, doit dire ce qui est juste, et protéger tous ses membres de la violence. »

 

La prostitution libre est le fait d’une minorité

« On ne peut envisager de donner la liberté à quelques individu-e-s qui ne représentent nul autre qu’eux mêmes et d’en priver par là-même l’immense majorité de celles et ceux qui sont pris-e-s dans ce système prostitueur, souvent suite à des violences subies depuis l’enfance.

Pour réussir, il faut qu’une loi d’abolition du système prostitueur ne fasse pas dans la demi-mesure : responsabiliser les clients, abolir le délit de racolage, mais encore mettre le paquet sur l’éducation – dès le plus jeune âge – à la véritable liberté sexuelle, dans le respect de la dignité de l’autre.

Il faut enfin mettre des moyens considérables dans une politique d’accompagnement des personnes prostituées qui doivent se voir proposer des alternatives de vie dignes et durables, affirmant leur droit de ne pas subir de violences par nécessité économique. »

Par TABANOU - Publié dans : FAITS DE SOCIETE
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Vendredi 3 mai 2013 5 03 /05 /Mai /2013 10:14

Une vidéo vient d’être postée sur la toile et montre une femme tenant à son oreille un téléphone portable. Jusque là, rien d’extraordinaire... sauf que les images datent de 1938 !

Quand la vidéo a été partagée sur le web, certains internautes étaient fous de joie prétendant qu’il s’agissait d’une preuve formelle que le voyage dans le temps existe! Déllires en tous genres garantis. Mais la réalité qui dépasse la fiction est bien plus simple même si aujourd'hui nous sommes en arrêt devant cette vidéo qui semble paradoxale.

 

Plus terre à terre en effet un internaute a commenté la vidéo en question, en disant qu’il s’agissait de sa grand-mère. « La dame est ma grand-mère, Gertrude Jones. Elle avait 17 ans. Elle m’a dit qu’elle se souvenait bien de ce moment. Le département communication testait les téléphones portables. Gertrude faisait partie des six femmes à qui l’on avait demandé d’en essayer pendant une semaine. On peut la voir s’adresser à un des scientifiques, qui lui aussi tient un appareil », a expliqué cette personne, dans des propos rapportés par Gentside.

 
La femme serait simplement une employée de l’entreprise de communication de Leominster (Massachusetts - Etats-Unis) qui avait été choisie pour tester ce moyen de communication. « … Parfois des prototypes sont confectionnés et ils peuvent être mis à la trappe comme cela, sans raison apparente » a avoué un autre internaute, qui assure lui-aussi connaître une personne ayant travaillé dans cette société. Il s'agit certainement d'essais de talkie-walkies qui allient préfigurer les téléphonies sans fil que nous connaissons. Pour rappel, en 2010, une vidéo de Charlie Chaplin datant de 1928 montrait également une femme qui semblait utiliser un téléphone portable.
 
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Vendredi 3 mai 2013 5 03 /05 /Mai /2013 09:55

Suite à une série de rapts ayant visé des ressortissants français à Madagascar, des éléments des GIPN et GIGN basés à la Réunion sont venus sur l’île, à la demande du gouvernement français. 

En effet la sécurité des Français résidents à Madagascar inquiète la France car en seulement 2 semaines, trois d’entre eux ont été la cible de ravisseurs exigeant des rançons. Le dernier kidnapping en date a visé le directeur général d'un groupement économique français. Celui-ci a été relâché au bout de 72 heures, après que ses proches se sont acquittés d’une rançon de 75 000€. Quelques jours avant ce rapt, un autre français, d’origine indienne, a failli tomber entre les mains de ses ravisseurs si le véhicule qu’il conduisait n’était pas resté coincé entre un bus et une Peugeot 205, selon les témoins.

Cette succession de faits a alerté le gouvernement français qui a dépêché sur l’île des éléments des Groupes d’intervention de la police nationale et de la gendarmerie nationale, venus de La Réunion. Les deux représentants français ont rencontré le directeur de la police judiciaire de Tananarive, le commissaire divisionnaire Marcel Velontsara et ont affirmé que les kidnappings contre rançon dont les Français sont les victimes, était au cœur de leur préoccupation .
Par TABANOU - Publié dans : FAITS DE SOCIETE
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