michel tabanou 2013
Cette législative partielle de Villeneuve-sur-Lot est révélatrice d’un péril qui menace le PS si son braintrust continue de s’engluer dans un déni avec la multiplication de raisons hasardeuses sur sa défaite! Mais qui finira par tirer la sonnette d’alarme contre ces sornettes d’analyses! S’évertuer dans la déclinaison d’un tiers coupable alors que les chiffres assènent une vérité saisissante : 2013 : 7782 voix ( 23,69% des suffrages exprimés ) et 2012 : 22572 voix ( soit 48,86% des suffrages exprimés) !
Il y a certes l’effet Cahuzac qui a dérouté les suffrages en d’autres rivages politiques. Mais. Car il y a un Mais qu’il ne faut pas soustraire au débat d’analyse et me fait dire que dans l’Oise dernièrement qu’il n’y avait pas d’effet Houssin pour nous barrer la route et nous infliger une cuisante désillusion ! Avant l’effet Cahuzac il me semble que nous ayons perdu 7 partielles ; un record ! A court d’analyse et pour se caler en plus la tête dans le sac on a pu entendre sans peur du ridicule quelque émérite conseiller en statistique électorale, certainement couronné d’un diplôme en sciences politiques, nous infliger, nous affliger de l’instabilité d’une météo dérégulée éloignant l’électorat de son devoir ! Ce mec est excellent ! Un guignol sur qui fonder une prospective politique d’avenir !
Et que penser du candidat malheureux qui dans le JDD déclare qu’
« une alliance de la gauche » ne se soit « pas faite » : « On aurait pu très facilement repousser ce candidat du Front national. Mais ils n'ont pas
voulu. Il ne me manque que 400 voix, ce n'est rien du tout. ». Bloquons le magnéto sur un retour image de cette soirée des comptes et
décomptes de suffrages ! Pour atteindre, les 12,5% des inscrits nécessaires et participer au deuxième round électoral, il aurait fallu que Barral récolte plus de 9 395 bulletins. Vu
qu’il n’en a récolté que 7782 , ce n’est donc pas ces fameuses 400 voix de désunion de la gauche qu’il lui a manquées. C’est avec un simple apport de calcul mental d’un élève de CM1 que ce n’est
pas 400 voix qui manquent mais 4 fois plus ! Comment le candidat EELV à entendre les lamentations de Barral aurait pu atteindre un tel score alors qu’en juin 2012 il remportait 977 suffrages
et dernièrement 914 ! etc… etc…
Décidément pourquoi refuser d’ouvrir les yeux sur les réalités qui sont les causes de ce désamour des français. Des français qui constatent un pouvoir d’achat qui s’effrite et devine que le sérieux budgétaire n’est que le masque d’une réelle austérité ! Les français qui s’inquiètent des courbes en hausse d’un chômage impossible à freiner. Des français inquiets des réformes annoncées et notamment celle des retraites et des préconisations du rapport Moreau sans que le gouvernement ne se prononce sur les pistes qu’il privilégie avant la concertation avec les partenaires sociaux. Les français qui voient très bien que l’union même des socialistes s’est donnée une façade sur le débat européen. Des français qui mesurent les inquiétudes des parlementaires socialistes qui de plus en plus expriment des doutes sur les méthodes du gouvernement. Et pendant ce temps il court il courre le déni alors que se profile le mur des implosions !
Je ne suis pas en campagne ni en recherche de photos pour artificiellement donner du contenu à mon action municipale. Je suis dans cette liberté de pouvoir évoluer sans arrière pensée donc de m'appuyer sur une réalité effective de terrain. Ce terrain qui me fait remonter ce type de courriel:
Collectif « COURANT D’ART »
Compte-rendu des Portes Ouvertes 2013 des 25 et 26 Mai
Nous étions à JEAN ZAY EN VIE –LE CAFÉ DES MAMANS – 23 avenue des Olympiades – proximité du Lycée PICASSO.
Les 2 journées se sont passées très agréablement avec l’ensemble des exposants. Nous avons animés tous les ateliers que nous avions proposés sur le Programme – « entre nous » -. Nous avons eu la visite très sympathique de 3 élus : Monsieur Michel Tabanou – adjoint à la culture, Monsieur Jean-Philippe Gautrais et Nora Saint Gall. Sont venues également, Françoise Hutinet responsable de la structure Jean Zay, la Présidente de l’Union locale des locataires (CNL) Madame Aline Palais et Christine Magnière, Présidente le l’amicale Le Pressoir des Bons Vivants (CNL).
Le SAMEDI 25 MAI, nous avions organisé un concert avec les « IMPRO »
Certains de ce groupe font partis de la LYRE, un orchestre qui en 2013 aura 100 années d’existence. Je pense que chacun d’entre-vous à entendu ou vu LA LYRE. Grâce à leur superbe soirée, nous avons reçu 30 personnes pour le concert et nous les avons invité à regarder l’exposition. Sur les 2 journées, 6 visiteurs avec le plan à la main, courageusement sont venus du VIEUX FONTENAY....
Cette relation à la Lyre Fontenaysienne me donne l'occasion effectivement de vous donner à lire ce courriel reçu suite à ma présence dimanche au concert dont j'ai donné ici même un écho:
LA LYRE : NOTRE CONCERT DU 16 JUIN.
Fontenay-sous-Bois recevait hier au Dansoir les Colporteurs des Théâtrales Charles Dullin et j’ai tenu à partager leur réunion. Les Colporteurs ? Ce sont des habitants d’une des villes du Val-de-Marne qui sont invités à suivre une partie de la programmation du festival des Théâtrales qui se déroule sur plusieurs lieux culturels du département. Leur « nomadisme » sur le territoire par la fréquentation des structures municipales les amène à se confronter à d’autres pratiques culturelles et leur permet de tisser au fil des ans un réseau public de partage et de participation citoyenne aux diffusions théâtrales. Ce réseau irrigue aujourd’hui notre département et noue un lien partenaire privilégié avec nos structures. Afin d’élargir les publics et de faire vivre la scène contemporaine un large travail commun entre les structures a été développé et les Colporteurs, passeurs de théâtre, initiés par Guillaume Hasson, sûrs de ce maillage ont créé un réseau de spectateurs actifs, mobilisés et sensibilisés. Les Colporteurs par leur passion sont les agents d’une « pollinisation » culturelle du fait théâtral et les ambassadeurs d’une éducation populaire. Les divers groupes constitués nous permettent de réduire les fractures culturelles et c’est sur leur capacité à mobiliser, à partager et à convaincre au cœur de nos territoires, dans les quartiers, que le théâtre, la culture n’est pas le domaine réservé d’un élitisme mais bien au contraire participe du développement individuel de chacun en relation avec le corps social et son environnement. Donc d’un équilibre.
Cette soirée partagée fut l’objet bien entendu de mettre en avant notre politique culturelle et de nous présenter comme une ville de culture, une ville de théâtre sans réel « théâtre » ! Une ville avec des compagnies en résidence, des compagnies par ailleurs reconnues par la critique en Avignon… Fontenay-sous-Bois et le théâtre c’est : 37 spectacles, 90 représentations, 14 400 spectateurs et 74% de remplissage des salles ! C’est l’aide à la création avec : 2 compagnies en résidence [ la compagnie Influenscènes (tout public) – résidence de 12 ans (4 x 3 ans) et la compagnie Myriam Dooge (jeune public) – résidence de 3 ans ). C’est des Compagnies de théâtre en compagnonnage (Cie la main Gauche, Cie du Huitième jour, Cie la Métonymie, Cie des Hommes, Cie Star Théâtre, Cie Pour Ainsi Dire, Théâtre du tropic…). C’est également 5 coproductions de spectacle pour la saison 2011 – 2012 : « C’est la faute à Le Corbusier » Cie Influenscènes - « J’habite une blessure sacrée » cie Mireille Perrier - « Ozoon » de Josef Nadj - « L’heureux stratagème » cie du huitième jour - « Sœur, je ne sais pas quoi frère » cie Pour Ainsi Dire.
C’est aussi 8 compagnies en cellule de création : Cie Influenscènes, Cie du Plateau, Cie de la Main Gauche, Cie du Huitième jour, Théâtre du Brasier, Cie la Métonymie, Cie Suforel et Théâtre Nedjma.
Et ne pas oublier les 7 lectures au pupitre par saison des fameux: « les lundis inédits », le comité de lecture de textes de théâtre composé de 10 fontenaysiens (40 textes lus par saison) et une école de théâtre de 250 élèves et 10 professeurs.
Une ville qui respire le théâtre mais sans théâtre. J’ai donc présenté aux Colporteurs notre engagement municipal pour un projet de théâtre ainsi que tout le calendrier des ultimes étapes de concertation et de décision. Ce fut un auditoire attentif et surtout sensible à la volonté affichée de ne pas reculer contre les scepticismes et les arguments d’inutilité publique. Conscients de la Raison et nécessité d’implanter un élément structurel culturel au cœur d’un quartier comme celui de la Redoute pour réduire les fractures sociales comme le souligne régulièrement le Ministre de la politique de la ville mon argumentaire a été perçu comme une ouverture pour d’une part l’ensemble des compagnies, des professionnels et d’autre part des publics avec cet effort particulier en direction de la jeunesse et les associations. La soirée c’est achevée avec ma proposition d’élargir cette réunion dans les mois à venir avec mes collègues élus à la culture des villes voisines accompagnés des DAC ou directeurs de structures aux fins de comparer nos expériences et de compléter nos compétences dans la mutualisation de nos réflexions et d’affiner nos actions.
Pan sur le bec et grand couac ! Les législatives partielles se suivent et se ressemblent, malheureusement pour le PS et rien ne semble employé pour y remédier ! Les dernières dans le fief de Cahuzac ont été une débâcle, certes attendue ! Éliminé sans possibilité de second tour. Alors c’est le temps endiablé des réactions reptiliennes en guise d’analyse. Il faut chercher la culpabilité ou la raison d’un échec. Le VERT est dans le fruit de la discorde. Un VERT pointé par Brun Leroux, furax, qui désigne comme faute politique le maintien du candidat EELV. Riposte immédiate des verts qui tiennent à rappeler que le PS perd 14790 voix en une année. Une paille ! qui empêche certainement la poutre qui est dans l‘œil de nos analystes…
Alors bien entendu Luc Carvounas, par ailleurs notre premier fédéral, a raison de tonner, tempêter cet argument que désunie la gauche ne peut que perdre. Il faut nous unir. Les forces de gauche doivent partir au combat en étant soudées. Ce ne doit pas être cet argument que Luc Carvounas a dû marteler à Patrice Bédouret (c’est du local PS val de marnais) pour le convaincre de faire campagne isolée et d’aller pêcher un accord sidéral avec le modem pour battre assurément la gauche ! La ligne de l’unité est assurément une bonne ligne de conduite. A Villeneuve le PS perd 20 points. Les raisons de la défaite se trouvent dans cette perte et se nourrit, sans être grand visionnaire, des affres de l’affaire Cahuzac et de la perte de confiance des français sur la politique gouvernementale et de son impact et issue sur la crise. Toute autre appréciation politique pour tenter d’amoindrir le choc ne peut s’apparenter qu'à un comportement d’autiste. Unis ou pas unis aujourd’hui les gains électoraux de la gauche sont mis en péril par le rejet des réalités par le PS. Une barrière sépare de plus en plus une certaine classe politique et chaque jour apporte un nouvel élément déstabilisateur. Les affaires ébranlent la confiance d’autant plus que nous constatons des liens, des métissages qui forment ces réseaux d’influence. Constater que l’ex directeur de cabinet de C. Lagarde, enferré dans les méandres de l’affaire Tapie ne doit entre autre son maintien à la tête d’Orange que par l’influence amicale de P. Moscovici et des réseaux DSK… Tout un courant populiste, électoraliste, empruntera ces raccourcis pour accéder au pouvoir si nous ne prenons garde de prendre nos distance avec cette nomenklatura qui envahit les sphères dirigeantes des partis et les cabinets ministériels. Tranquillement le PS s’est laissé phagocyter par cette engeance qui n’a de morale politique que dans sa survie et reproduction de genre.
Se ressaisir est une priorité car ces 8 pertes de partielles s’apparentent à un chaos sur une simulation d’élections générales. Pour ma part c’est effectivement le chemin de l’unité comme Luc Carvounas l’indique que je suivrais, nationalement et localement.
On s'intéresse à la sécurité. Bonne chose. Mais s'intéresse-t-on aux dispositions légales qui régissent cette sécurité au niveau de notre proximité territoriale, municipale? Car il est des
dispositions ou des limites que les bavards peu soucieux d'objectivité, car emportés par un élan électoraliste ou populiste, se font l'économie, plus d'ailleurs par méconnaissance,
d'évoquer et leur permettant ainsi d'instruire à charge. La sécurité est a coeur des débats comme par ailleurs l'ensemble des paramètres sociaux économiques qui troublent le quotidien des
français. Au niveau local il est toujours de bon aloi d'aller faire ses emplètes électorales du côtés d'insuffisances supposées du premier magistrat pour contrer l'évolution de ce mal sociétal.
Je voudrais simplement faire un gros plan sur la réalité du pouvoir du maire en matière de sécurité. Lister ses compétences, établir la mesure de son champ d'application et d'en souligner
les restrictions. Car le pouvoir de police du maire est cadré, limité.
Et en tout premier lieu cette limitation provient du fait que le préfet dispose d'un pouvoir de substitution en vertu de l'article L. 2215-1 du
code général des collectivités territoriales, qui l'autorise à prendre pour toutes les communes du département ou pour plusieurs d'entre elles et dans tous les cas où il n'y aurait pas été pourvu
par les autorités municipales les mesures nécessaires au maintien de la salubrité, de la sûreté et de la tranquillité publiques.
Mais lorsqu'une seule commune est en cause, ce pouvoir ne peut être exercé par le préfet qu'après une mise en demeure du maire restée sans résultat. [cela n'a jamais été le cas pour Fontenay qui
n'a jamais failli à prendre les dispositions nécessaires au maintien de sûreté et d ela tranquilié publique selon les termes bien définis par a loi ]
D'autre part, les règlements pris par les autorités supérieures constituent une seconde limite aux pouvoirs du maire en matière de police municipale. Le maire a alors la
possibilité de prendre des mesures plus sévères que celles fixées par le règlement (en matière de police de la circulation par exemple). En revanche, il ne peut prendre des arrêtés assouplissant
ces règlements. Les mesures plus restrictives doivent être justifiées par des circonstances particulières de temps et de lieu.
Les pouvoirs de police du maire s'exercent en outre dans le cadre légal sous le contrôle du juge administratif. Ainsi les mesures de police doivent-elles être strictement
nécessaires pour assurer l'ordre public mais pas au-delà. Les interdictions générales et absolues sont prohibées. Les mesures en cause doivent respecter le principe d'égalité, les discriminations
étant en conséquence illégales. Enfin, le maire ne doit pas commettre de détournement de pouvoir en usant de ses prérogatives dans un but autre que celui en vue duquel elles lui ont été
confiées.
Certains régimes spéciaux de police peuvent également limiter les pouvoirs du maire.
Dans les communes dotées d'une police d'Etat, ce qui est le cas de Fontenay...le soin de réprimer les atteintes à la tranquillité publique, sauf en ce qui
concerne les bruits de voisinage, incombe à l'Etat.
Celui-ci a également la charge du bon ordre quand il se fait occasionnellement de grands rassemblements d'hommes (article L. 2214-4 du code général des
collectivités territoriales).
Dans les communes des départements de la " petite couronne " parisienne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val de Marne), le préfet, en plus des compétences qui lui sont conférées dans
les communes à police étatisée, a la charge de la police de la voie publique sur les routes à grande circulation, y compris en ce qui concerne la liberté et la sûreté.En dépit de ces limites
objectives, le pouvoir de police du maire reste, en règle générale, étendu. Il a même eu tendance à se diversifier en devant intégrer plus que par le passé les préoccupations de nos concitoyens
en matière de protection de l'environnement ou de lutte contre le bruit.
Pour mettre en oeuvre ces prérogatives, le maire peut utiliser, dans les communes à police étatisée, les personnels de l'Etat sur lesquels ils ne peut cependant exercer aucun pouvoir
hiérarchique.
Le maire est par ailleurs habilité à recruter des policiers municipaux. Néanmoins, les compétences de ces derniers de même que leur statut
restent encore incomplètement définis.
La reconnaissance des missions des agents de police municipale a résulté de la loi du 13 juillet 1987 relative à la fonction publique territoriale. Tout en réaffirmant la compétence générale
de la gendarmerie et de la police nationale, cette loi a précisé que le maire pouvait faire appel aux agents de police municipale agréés par le procureur de la République, pour la surveillance du
bon ordre, de la sûreté, et la sécurité et de la salubrité publique.
La loi du 21 janvier 1995 d'orientation et de programmation relative à la sécurité a ultérieurement mieux précisé les missions confiées aux agents de police municipale.
Dans sa rédaction actuelle, l'article L. 2212-5 du code général des collectivités territoriales prévoit ainsi que ces derniers sont " chargés d'assurer l'exécution des
arrêtés de police du maire ". Ils doivent exécuter, dans la limite de leurs attributions et sous son autorité les tâches relevant de la compétence du maire que celui-ci leur confie en
matière de prévention et de surveillance du bon ordre, de la tranquillité, de la sécurité et de la salubrité publiques. Leur compétence est également précisée : elle s'étend au seul territoire
communal. Enfin, l'article 21 du code de procédure pénale leur reconnaît la qualité d'agent de police judiciaire adjoint.
En dépit des améliorations apportées en 1995, la définition des missions des policiers municipaux reste insuffisante.
En premier lieu, les agents de police municipale ne sont pas dotés des attributions leur permettant de veiller effectivement à l'exécution des arrêtés de police du maire.
Dans l'exercice de cette compétence, lorsqu'ils constatent une infraction à l'un de ces arrêtés, ils ne peuvent qu'établir des rapports destinés, selon les termes de l'article D. 15 du code
de procédure pénale, à leur chefs hiérarchiques, en l'occurrence le maire et ses adjoints, officiers de police judiciaire.
En dehors de certaines polices spéciales pour lesquelles ils reçoivent une telle habilitation (dans certains cas qui concernent la police de la circulation et du stationnement, la police de la
salubrité, la police de la publicité et la police de la nature), ils ne peuvent constater les infractions aux arrêtés de police du maire par procès-verbal.
En matière de police de la route, les compétences des agents de police municipale concernent essentiellement la police du stationnement.
L'article R. 250-1 du code de la route leur permet de dresser procès-verbal des contraventions aux règles de stationnement autres que le stationnement dangereux et l'usage des voies de
circulation spécialisées. Ils peuvent également constater par procès verbal la non-apposition du certificat d'assurance sur le véhicule.
Pour ce qui est de la circulation, leur pouvoir de verbalisation se limite aux seules infractions aux " arrêtés et décrets de police " sanctionnés par des contraventions de
1ère classe (article R. 610-5 du code pénal). Il concerne également les entraves à la libre circulation sur la voie publique (article R. 644-2 du code pénal) et les atteintes
involontaires à la vie ou à l'intégrité d'un animal, se rapportant à la circulation.
Cependant, ces limitations des attributions des agents de police municipale paraissent difficilement compréhensibles, s'agissant d'une police de proximité pour laquelle leur rôle devrait
au contraire être très largement reconnu.
Il faut reconnaître que le statut législatif des policiers municipaux est encore très incomplet. En effet, imprécis ou incomplet sur les compétences des polices municipales, le cadre législatif
en vigueur est encore plus elliptique en ce qui concerne l'organisation et les moyens matériels des corps de policiers municipaux.
Il aura fallu attendre dix ans après la parution de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 relative à la fonction publique territoriale pour que soit établi par le décret n° 94-732 du
24 août 1994 le cadre d'emplois des policiers municipaux (modifié par le décret n° 97-392 du 22 avril 1997). Les agents de police municipale constituent un cadre d'emploi de
catégorie C. Leur recrutement s'effectue selon les règles prévues par les articles 12 à 17 de la loi du 26 janvier 1984. Les concours sont organisés au niveau départemental
par les centres de gestion de la fonction publique territoriale pour les communes qui y sont affiliées. Cette affiliation est facultative pour les communes de plus de 350 fonctionnaires, qui
peuvent organiser elles-mêmes leurs concours.
En matière de formation, les policiers municipaux ne sont actuellement soumis obligatoirement qu'à la seule formation initiale d'application prévue dans le cadre du régime de la
fonction publique territoriale qui dure six mois. Ils peuvent, il est vrai, bénéficier en cours de carrière des formations continues prévues pour les fonctionnaires territoriaux, en application
de la loi du 12 juillet 1984. Une formation mieux adaptée à la spécificité de leurs missions serait cependant nécessaire. En outre, est posé le problème de la formation des policiers
municipaux recrutés avant la mise en place du cadre statutaire.
En matière d'équipement, aucune disposition n'a prévu de doter les policiers municipaux d'une carte professionnelle ni précisé les règles applicables aux tenues dont la portée
symbolique est pourtant essentielle.
Pour ce qui est de la tenue, le seul texte applicable est l'article 433-15 du code pénal qui réprime le port de tout costume présentant une ressemblance de nature à causer
une méprise dans l'esprit du public avec les uniformes de la police nationale ou des militaires ainsi que l'usage d'un insigne présentant les mêmes caractéristiques. Les maires peuvent néanmoins
s'inspirer de la tenue des policiers nationaux pour celle de leurs policiers municipaux.
Quant à la carte professionnelle, son modèle résulte de circulaires ministérielles.
L'armement est régi par le décret n° 95-589 du 6 mai 1995 qui autorise les fonctionnaires et agents des administrations publiques chargées d'un service de police ou de
répression, après simple visa du préfet, à porter dans l'exercice de leurs fonctions des armes individuelles de première catégorie (armes de guerre) quatrième catégorie (armes à feu d'autodéfense
et leurs munitions) et de sixième catégorie (armes blanches). Cet armement est néanmoins subordonné à la décision du maire qui le plus souvent opère un tel choix lorsque ses agents assument des
missions les exposant à certains risques (îlotages, rondes nocturnes notamment). Seulement 37 % des policiers municipaux sont armés. Une meilleure liaison entre la nature des missions qui
leur sont conférées et la nécessité d'un armement devrait être assurée.
Enfin, la complémentarité entre les polices municipales et les services de la police ou de la gendarmerie nationale ne fait pas l'objet de dispositions spécifiques.
Pour objectives que soient ces lacunes, il convient cependant de ne pas en exagérer la portée dans la pratique. Au regard des expériences sur l'ensemble des territoires les polices
municipales ont plutôt bien fonctionné sous l'autorité des maires et quant à la recherche nécessaire de la complémentarité entre les différents services chargés de missions de sécurité elle
s'est le plus souvent organisée de manière pragmatique, à l'initiative des maires et des préfets, sous une forme conventionnelle respectant le rôle des différents intervenants.
Voilà donc de quoi éclairer le débat sur un tout autre plan et que de comprendre les mécanismes mis en jeu pour enrayer ou endiguer la sécurité est un premier maillon auquel les politiques devraient s'attacher avant toute emballée en des chemins détournés de la raison et conscience républicaine.
cela pourrait être l'incipit d'une destiée...
michel tabanou 2013
michel tabanou 2013